Au coeur du Prix
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Elus pour participer à la grande finale de cette 10e édition du Prix SNCF du polar, à l'occasion de la sélection printanière, le Français Gilles Legar...
Elus pour participer à la grande finale de cette 10e édition du Prix SNCF du polar, à l’occasion de la sélection printanière, le Français Gilles Legardinier et la Suédoise Gilles Legardinier, L’Exil des Anges : Je suis vraiment très heureux d’être en finale de cette 10e édition du Prix SNCF du polar. Sincèrement, j’avais lu les ouvrages « concurrents » et je ne me donnais pas favori. C’est une très belle récompense et j’espère désormais aller jusqu’au bout. Ce qui me fait très plaisir, c’est que dans ce Prix, qui s’active beaucoup pour la lecture et notamment en régions avec ses animations, c’est le public qui vote. C’est une source de motivation supplémentaire, d’autant que j’écris actuellement un nouvel ouvrage. Je m’étais déjà sentie très honorée à l’idée d’être en compétition pour la sélection du printemps. Mais je ne m’attendais pas à l’emporter, car c’est mon premier livre traduit en français. Je suis vraiment enchantée que les lecteurs aient choisi mon roman pour la grande finale. |
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Les deux premiers finalistes issus de la sélection printanière désormais connus, c'est au tour de la sélection estivale de débuter. 3 polars français ...
Les deux premiers finalistes issus de la sélection printanière désormais connus, c’est au tour de la sélection estivale de débuter. 3 polars français et 3 européens sont de nouveau en compétition. Vous aurez jusqu’au 10 septembre pour élire vos ouvrages préférés. Dans la catégorie polars français Le Serpent aux mille coupures de DOA aux éditions Gallimard Précise et affûtée, l’écriture de DOA s’affirme roman après roman. Et une nouvelle fois, l’auteur du remarquable Citoyens Clandestins livre une histoire que l’on n’a pas envie de lâcher. Sur fond de mondialisation, il place l’origine de son intrigue dans le Tarn et Garonne où se rencontrent mafieux napolitains, Colombiens, paysans revendicatifs, cultivateur kabyle, tueur à gages et flic dépressif avec un équilibre digne des meilleurs acrobates. Fakirs d’Antonin Varenne aux éditions Viviane Hamy Guérin et Lambert sont flics. Aux Suicides. Le premier, ancien du 36 quai des Orfèvres est lieutenant. Le second son stagiaire. Face à eux, une accumulation de morts suspectes. Et les trajectoires de divers personnages parmi lesquelles celle d’un Franco-Américain, John Nichols, monté à la capitale suite à la mort d’un de ses amis, Alan Mustgrave, ancien marine reconverti en artiste pour boîte sado-maso. Anaisthêsia d’Antoine Chainas aux éditions Gallimard Peut-on être à la fois noir, enquêteur et dealer à ses heures perdues ? Réponse oui. Et c’est Désiré St-Pierre, le personnage d’Antoine Chainas qui se colle à cette équation. Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Elle y commence. Un jour, Désiré est victime d’un accident de voiture. Dans l’accident, il perd un kilo de cocaïne et obtient une belle balafre au visage. Grâce à cela, il arrivera à approcher la tueuse aux bagues, un serial killer, qui sévit avec intensité. St-Pierre arrêtera-t-il l’assassin ? Réussira-t-il à solder son compte auprès de son fournisseur de dope ? Les questions sont posées. Dans la catégorie polars européens Das System de Karl Olsberg aux éditions Jacqueline Chambon Omniprésents dans nos sociétés, les systèmes informatiques, et a fortiori Internet, permettent de réguler les échanges commerciaux, de créer du lien entre des individus séparés par des milliers de kilomètres ou encore de divertir via de nouvelles plateformes. Mais quand un logiciel, possible concurrent de Google, acquiert son autonomie et sème le chaos sur la toile, le quotidien se trouve profondément bouleversé. La tension est partout. Surtout si 2 des concepteurs dudit logiciel meurent dans des conditions mystérieuses… L’Heure Trouble de John Theorin aux éditions Albin Michel Couronné meilleur roman policier suédois de 2007, l’Heure Trouble est une totale réussite. Avec talent, John Theorin met en forme un thriller dans la plus pure tradition nordique qui voit l’envoi d’une chaussure à un grand-père relancer une affaire de disparition d’enfant. Et ce, 20 ans plus tard ! L’atmosphère est étouffante et les zones d’ombres nombreuses. Sacrifice de Sharon Bolton aux éditions Fleuve Noir Venue s’installer sur cette île sauvage des Shetland en suivant son ami, Duncan, Tora se retrouve nez à nez avec un cadavre de femme. A celle-ci, il manque le c½ur. Le trou béant laissé là où l’organe devrait se trouver n’oblige pas la police locale à pousser plus loin la recherche. De son côté, Tora veut comprendre et va se heurter à la vie locale… |
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Alors que la sélection estivale va bientôt débuter, le dépouillement de vos votes effectués tout au long de la période printanière vient de livrer son...
Alors que la sélection estivale va bientôt débuter, le dépouillement de vos votes effectués tout au long de la période printanière vient de livrer son verdict. Le moins que l’on puisse dire, c’est que le suspense a été à son comble jusque dans les derniers instants… En effet, si pour l’identité du premier finaliste européen du Prix SNCF du polar, aucun doute n’a été permis puisque c’est l’ouvrage Un Torse dans les Rochers d’Hélène Tursten qui a remporté la majorité des votes des lecteurs, il n’en va pas de même pour les hexagonaux. En tête dans 8 régions sur 12, la Suédoise et son enquêtrice Irène Huss ont, en effet, fait l’unanimité. Il est vrai que la course-poursuite engagée par l’inspectrice aux basques d’un serial killer est maîtrisée avec un brio rare. Mais en ce qui concerne le finaliste français, Gilles Legardinier et Pierre Lemaître ont été au coude à coude jusque dans les derniers instants de vote. Et c’est finalement Gilles Legardinier, auteur de L’Exil des Anges, fresque onirique et humaniste, qui a remporté la mise. Devançant de peu son concurrent, Legardinier obtient une belle récompense pour son premier polar publié. |
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Dernier auteur à répondre à nos questions pour cette sélection printanière du Prix SNCF du polar, Denise Mina se livre en exclusivité pour les lecteur...
Dernier auteur à répondre à nos questions pour cette sélection printanière du Prix SNCF du polar, Denise Mina se livre en exclusivité pour les lecteurs. Denise Mina, c’est de manière étonnante que vous êtes venue à l’écriture. Racontez-nous… J’étais en train d’écrire une thèse sur les maladies mentales et les femmes meurtrières. J’avais obtenu une bourse pour cela. Et j’ai réalisé que si j’écrivais un polar avec toutes mes idées acquises sur la criminologie, il y aurait sûrement plus de monde pour lire ce qui pourrait être le roman le plus complet et documenté sur ce thème. Surtout si j’ajoutais beaucoup de corps et de sang. Et c’est ce que j’ai fait ! Qui sont vos guides « littéraires » ? George Orwell a écrit un essai appelé Pourquoi j’écris et je l’ai souvent relu pour me conforter dans mes positions. J’aime sa certitude et sa conviction que la fiction est un instrument politique, que le langage est un medium et que vous ne devez jamais utiliser un mot long quand un court fonctionne, tout en ayant l’obligation de distraire les lecteurs. Qu’est ce qu’un bon livre pour vous ? Celui qui m’emmène dans un autre monde. Comment est née l’histoire de La Mauvaise Heure ? J’ai lu un article dans un journal qui relatait l’histoire de deux junkies. Ces derniers s’étaient respectivement enlevés les dents et avaient été retrouvés chez eux par un officier de police. Le policier pensait qu’il avait été simplement appelé pour demander aux habitants de tourner le bouton du volume et les trouva nus, couverts de sang. C’était une trop belle image, impossible à ignorer. Comment avez-vous créé Paddy et vos autres personnages ? Certains arrivent complètement formés dans ma tête. Comme ça. Et quand d’autres ne me semblent pas très réels, j’essaye de leur trouver une maison dans le périmètre où je vis. En cherchant dans quel type de lieu ils seraient susceptibles d’habiter. Ca en dit tellement long sur une personne : quelle distance il lui faudra pour aller chercher du lait, à côté de qui elle vit, son inspiration, son style personnel. Parler de corruption dans cette histoire semble très important pour vous... Ca l’est. Je n’aime pas les histoires de corruption qui voient comme conclusion celle que le système est bon et que ce n’est que l’affaire d’une personne. J’ai d’ailleurs envie de faire une grosse histoire de corruption dans un prochain livre. Pourquoi l’histoire est-elle écrite dans le Glasgow des années 80 ? Je voulais créer une série, avec un personnage, qui fonctionnerait comme une biographie, s’étalant sur toute sa vie et qui formerait une histoire complète. De plus, l’histoire de Glasgow et des journaux de l’époque est tellement intéressante. Il y a eu tellement de changements pendant les années 80. Je trouve ça fascinant. La façon de raconter a fondamentalement changé avec l’évolution de la presse de cette époque. Etes-vous heureuse d’être sélectionnée pour le Prix SNCF du polar ? Etre nominée pour ce Prix donne du sens à ce que je fais. Je me sens si submergée que je pense prendre ma retraite et renoncer à écrire (rires)… Non sincèrement, je suis vraiment enchantée. |
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A 7 jours de la fin des votes pour la sélection printanière du Prix SNCF du polar, vous avez encore la possibilité de faire tout basculer. Alors qui, ...
A 7 jours de la fin des votes pour la sélection printanière du Prix SNCF du polar, vous avez encore la possibilité de faire tout basculer. Alors qui, selon-vous, doit accéder à la finale de cette 10e édition. Petite piqûre de rappel des ouvrages en compétition. Dans la catégorie polar français Pierre Lemaître et sa Robe de Marié emportent le lecteur dans une histoire machiavélique. En plongeant dans le quotidien de Sophie, une jeune trentenaire de son temps qui perd peu à peu ses clefs, ses habitudes puis la tête, l’auteur démontre une vraie virtuosité dans l’intrigue et offre un thriller à plusieurs voix de belle facture. Moins conventionnel, Gilles Legardinier propose avec l’Exil des Anges, une histoire palpitante autour de la thématique de la mémoire. Documenté et riche, son récit oscille entre onirisme et action. Un bon compromis qui donne à son récit un ton singulier qui ne peut pas laisser indifférent. Homme de mots et de maux, Hervé Prudon ne fait jamais dans la facilité. Libre, son roman l’est tout autant que La langue chienne qu’il maîtrise du bout de sa plume. Tintin, Gina et Franck forment un trio à l’équilibre installé mais pourtant instable. La fin, le crime, doivent arriver, mais quand et comment ? Tel est l’enjeu de cette précieuse livraison littéraire. Dans la catégorie polar européen Dans la plus pur lignée du roman scandinave, Helene Tursten propose avec Un Torse dans les rochers, un des récits venu du froid les plus emballant de ces derniers mois. Bien ficelé, avec des personnages attachants, ce voyage entre Suède et Danemark à la poursuite d’un serial killer ne peut pas laisser indifférent. La Mauvaise Heure de Denise Mina est tout sauf un rendez-vous manqué. Avec beaucoup de virtuosité l’auteur décortique une certaine idée de l’Ecosse et du Glasgow des années 80 à travers le prisme d’une jeune journaliste, Paddy Meehan, sans jamais tomber dans le cliché. Le tout autour d’un fait-divers qui fait froid dans le dos. Etrangers parmi la foule quotidienne, les SDF sont des fantômes à côté desquels nombre de contemporains passent sans vraiment y prêter attention. Au c½ur de ce monde souvent inconnu, |
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Deuxième auteur étranger à se plier au jeu de l'interview, la Suédoise Helene Tursten se livre au fil des questions pour les lecteurs du Prix SNCF du ...
Deuxième auteur étranger à se plier au jeu de l’interview, la Suédoise Helene Tursten se livre au fil des questions pour les lecteurs du Prix SNCF du polar. Helene Tursten, quel chemin avez-vous emprunté pour devenir auteur ? Après l’école, j’ai fait des études pour devenir infirmière. J’ai travaillé 3 ans en tant que telle puis j’ai repris des études, 5 ans, pour devenir… dentiste. Cela a été mon activité pendant 10 ans mais j’ai du stopper cette carrière à cause de problème de santé. Je me suis donc tournée vers l’écriture. Je savais que j’étais capable d’écrire et comme je lisais beaucoup, je me suis dit : pourquoi pas. Et ça ne marche pas si mal finalement… Quels sont vos guides en littérature ? J’ai beaucoup d’influences diverses. Je lis toutes sortes de livres, du moment qu’ils sont excitants et intéressants. Bizarrement, je ne suis pas une accro au polar. Je me tourne finalement en majorité vers la non-fiction : l’histoire, les biographies… Il y a beaucoup d’auteurs que j’admire comme Joyce Carol Oats, Dennis Lehan, Ernest Hemingway, P.D James, Omahr Pamuk, Selma Lagerlöf, Kerstin Ekman, et bien d’autres ! Comment travaillez vous ? Je suis aussi studieuse que patiente. Je peux attendre un bon moment avant d’avoir une bonne histoire. Faire de nombreuses recherches. Et il n’y a pas d’intérêt à se forcer. Mais quand je commence à travailler, je suis très disciplinée. Avec un rituel précis. Comme me lever tôt. Lire les nouvelles. Me mettre au travail pendant 2 ou 3 heures. Puis faire un break et reprendre ensuite l’après-midi. Comment est née cette histoire d’Un torse dans les Rochers ? Cela a commencé avec un ami qui est aussi écrivain. Il est homosexuel et il vit avec un autre homme. Un midi, nous déjeunions lorsqu’il a commencé à me dire : « j’ai eu un amoureux qui est mort dans des circonstances horribles. Mais c’était bien des années après que nous nous soyons séparés. » Et après il m’a raconté toute l’histoire. Que j’ai reconnue puisque les medias en avaient beaucoup parlé à l’époque. Ce n’est pas la même histoire dans le livre évidemment mais c’est le même genre de victimes et le tueur ressemble beaucoup aussi. Irène Huss est votre héroïne la plus célèbre. Avez-vous des points communs ? Quel genre de personnage vouliez-vous en faire ? Pour être honnête, Irène et moi sommes très différentes. Et je crois que c’est important de le souligner. J’ai besoin d’elle comme d’un instrument pour raconter mon histoire. Elle n’est pas là pour dire quelque chose de moi, ou mes opinions. J’ai rencontré mon mari, il y a 30 ans maintenant lorsque nous étions à l’université pour devenir dentiste. Et s’il exerce aujourd’hui ce métier, il a aussi été policier à une époque. Pendant 6 ans. A travers lui et les agents qu’il connaît, j’ai créé Irène Huss. Je voulais qu’elle soit une bonne enquêtrice, une personne intéressante et dans laquelle le lecteur pouvait se reconnaître. Votre histoire évolue entre la Suède et le Danemark. Que pouvez-vous raconter des différences entre ces deux pays ? Ce n’est pas parce que ces deux pays sont si près qu’ils sont similaires. Il y a même beaucoup de différences. Je dirais que les Suédois sont un peu plus « rigides » tandis que les Danois sont plus « flexibles ». Et cela peut poser de nombreux problèmes entre nos deux pays… Que représente pour vous cette sélection pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment enchantée et honorée d’être en compétition pour ce prix. J’ai été nommée pour des prix dans d’autres pays, mais je crois que celui-ci est le plus prestigieux. Et je suis très enthousiaste car c’est mon premier livre traduit en français. |
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Premier auteur étranger de la sélection printanière à se prêter au jeu de l'interview, l'Espagnole Alicia Gimenez Bartlett se livre dans un entretien ...
Premier auteur étranger de la sélection printanière à se prêter au jeu de l’interview, l’Espagnole Alicia Gimenez Bartlett se livre dans un entretien exclusif. Elle évoque son parcours et son ouvrage Un Bateau plein de riz. Madame Gimenez Bartlett, quel a été votre parcours jusqu’ici ? Eh bien, j’ai longtemps écrit des romans sur divers sujets et si j’ai eu un certain écho critique, je n’avais pas beaucoup de lecteurs. C’est seulement avec la série de Petra Delicado que j’ai connu le succès populaire, les traductions et les adaptations à la télé. Mais je ne fais pas que du polar. J’aime toujours écrire d’autres types de romans. Décrivez-nous une journée standard de votre vie... Je me réveille à 8h et je travaille jusqu'à 13h. Je déjeune et après ça je recommence à écrire pendant quelques heures. Les week-ends, je pars toujours à la campagne où je peux voir mes chiens, sans jamais travailler. Je mène une vie plutôt tranquille et classique. Quel genre d’écrivain êtes-vous ? Je suis patiente. Mes éditeurs voulaient me convaincre de publier un livre par an. Mais je n’ai jamais voulu. Je préfère travailler lentement, corriger plusieurs fois. Comment avez-vous créé Petra et Firmin ? Quelle part d’eux vous appartient ? Je venais d’écrire un roman sur la cuisinière de Virginia Woolf. Étant issue de la fiction, j’ai dû beaucoup me renseigner sur les personnages réels et l’époque. A la fin, j’étais fatiguée de ce boulot tellement sérieux et j’avais besoin d’autre chose. Quelque chose d’un peu plus léger. C’est alors que j’ai pensé au polar. De Petra je pense avoir l’ironie, de Garzón… peut être l’humour. Cela n’a pas été trop dur d’écrire cette nouvelle histoire avec ces mêmes personnages ? Non, non, au contraire. Quand je suis en train de travailler sur un polar de Petra et Fermín, c’est comme si des amis m’attendaient sur mon bureau. C’est plus dur quand je m’occupe avec d’autres genres de livres. Comment est née cette idée d’écrire ce livre au coeur du monde des sans-domiciles ? Je voyais ces hommes, dormant dans la rue, et je me demandais comment on peut arriver à un tel état. Sont ils nés comme ça ? Ont-ils vécu d’une façon normale jusqu’à un certain point ? Quel point ? Nous sommes bien informés sur la faim en Afrique, mais ces gens, qui habitent tout près de nous, sont des inconnus. Quand on lit votre livre, on sait que Barcelone est importante pour vous. Pourquoi ? C’est la ville où j’habite et dans le polar moderne, la ville est un personnage de plus. Malgré cela, je crois que les villes se ressemblent de plus en plus. Qu’est ce que cela représente pour vous d’être sélectionnée pour le Prix SNCF du polar ? Ah, je suis ravie ! J’ai un grand succès en Italie et en Allemagne, mais c’est la France, le pays que j’adore. En plus, mon père travaillait à |
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Troisième auteur français à se prêter au jeu de l'interview, Hervé Prudon, est en compétition pour le Prix SNCF du polar avec son roman La Langue Chie...
Troisième auteur français à se prêter au jeu de l’interview, Hervé Prudon, est en compétition pour le Prix SNCF du polar avec son roman La Langue Chienne. Un ouvrage ciselé, écrit par un auteur étonnant et sans concession. Hervé Prudon, pouvez-vous vous présenter aux lecteurs du Prix SNCF du polar ? Je suis né en 50. J’ai eu 18 ans en 1968… J’écris des polars depuis quelques années maintenant. Mon premier roman, publié en 1978, s’appelait Mardi Gris. J’ai ensuite sorti quelques ouvrages jusqu’au milieu des années 80. Notamment Banquise, qui va être réédité dans les semaines à venir, et Les Yeux doux. Ensuite, j’en ai publié d’autres à partir de 1996, dont un Poulpe, jusqu’à La Langue Chienne. Entre temps, j’ai aussi été perruquier, nègre, journaliste… La langue, La Langue Chienne que vous écrivez, est parfaitement maîtrisée dans ce nouvel ouvrage, à la virgule près, on imagine un énorme travail en amont de la sortie. Qu’en est-il ? Oui, il y a eu beaucoup de travail. Même si je me rends compte que je suis moins pointilleux et que je mets, justement, moins de virgule (rires). La Langue Chienne est un des livres que j’ai écrit dont je suis le plus content car il est vraiment abouti. Il y a eu un gros travail avec la maison d’édition, beaucoup d’échanges. Et au final, le rendu me plaît. Le mot avec un grand M, et ses jeux sont très présents. Est-ce une volonté ? En fait, je ne fais pas de jeux de mots, pour faire des jeux de mots. L’écriture vient naturellement. Ce que je veux, c’est donner du sens. Et s’il faut utiliser quelques trucs, je le fais. Votre histoire, entre Franck, Tintin et Gina est assez déconcertante. Comment est-elle née ? Elle vient d’un fait-divers que j’avais lu dans un journal. On y trouvait des ingrédients que j’ai repris dans le livre comme le surnom, Bourvil, donné à Tintin. Et d’autres éléments qui constituent l’intrigue. Ce qui m’avait frappé dans cet article, c’était un fait qui me semble très vrai : le meurtre, les crimes, sont souvent commis par des idiots. Votre livre plonge au c½ur de la psychologie. Au fond d’un monde, celui d’une certaine classe moyenne, à la fois proche et complexe. Pourquoi ? La question que je me pose et qui revient toujours est : est-ce ainsi que nous vivons ? Tout découle de cela. Le fait de supporter une situation dans laquelle on vit comme Tintin, de devoir faire face à Franck et Gina. Ces relations de dépendance, de haine, c’est ce qui m’intéresse. Comment avez-vous reçu le fait d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? J’en suis vraiment très heureux. Cela fait toujours plaisir de concourir pour ce type de Prix. |
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Auteur de L'Exil des Anges, Gilles Legardinier est le second Français de la sélection printanière du Prix SNCF du polar à répondre à nos questions. Dé...
Auteur de L’Exil des Anges, Gilles Legardinier est le second Français de la sélection printanière du Prix SNCF du polar à répondre à nos questions. Découvrez un peu mieux ce romancier attachant et de grand talent. Gilles Legardinier qui êtes vous ? Je suis un manieur de mots. Un passeur d’émotions. Assez autodidacte puisque j’ai commencé à travailler très tôt, vers 14/15 ans. Je voulais d’abord être dessinateur de bandes dessinées mais vu la qualité de mon coup de crayon, j’ai dû me résoudre à raconter les histoires que j’avais en moi autrement. J’ai travaillé et je travaille encore dans le cinéma, mais aussi dans la communication. Et j’écris donc des romans. Si j’ai écrit beaucoup d’ouvrages, pour la jeunesse notamment, L’Exil des Anges est mon premier polar publié ainsi. Comment est née l’histoire de L’Exil des Anges ? A titre personnel, j’ai beaucoup de mal à quitter les gens, j’aime passer du temps avec eux, échanger, me nourrir des rencontres. Et quand j’ai des décisions importantes à prendre, je convoque les esprits de ceux qui me sont chers afin de faire le meilleur choix. J’essaye de savoir comment chacun agirait. La mémoire et le souvenir sont pour moi des choses très importantes. Et j’ai donc eu envie d’écrire quelque chose autour de cela. L’Ecosse est la toile de fond de votre récit. C’est une terre qui doit signifier quelque chose d’important pour vous. Non ? C’est vrai. L’Ecosse est une terre où je me sens bien. Je m’y sens à ma place bien que je sois français (rires). C’est authentique, fort. Il faut une vraie raison pour aller là-bas. J’ai découvert ce pays plus jeune lorsque je travaillais sur les effets spéciaux. Avec un personnage espagnol, un autre hollandais et un allemand, L’Exil des Anges, écrit par un Français, qui se déroule en Ecosse est une ode à l’Europe… J’habite sur Terre simplement. J’ai eu la chance de voyager et j’avais aussi envie de faire ressortir ça dans ce livre. Avec une volonté de casser certains clichés via mes personnages. C’est quelque chose de très difficile en France de sortir de cela. La France n’est par exemple pas perçue à l’étranger comme elle se perçoit elle-même. Et inversement. Les Français doutent souvent de leur potentiel alors que celui-ci est très fort. L’Exil des Anges se termine par des remerciements, notamment à un colonel et un professeur qui semblent vous avoir aidé dans la construction de ce livre. Pouvez-vous nous expliquer ? Déjà, pour moi, il est essentiel de remercier les gens qui ont participé à la naissance de cette histoire. Ensuite, il me semble important de maîtriser la matière de mon roman, notamment en ayant rencontré des spécialistes divers, afin d’être libre d’écrire mon histoire en mettant au service de celle-ci les techniques et éléments acquis. Aller sur le terrain est une mine d’informations incroyable car on en apprend plus sur une ambiance dans des couloirs d’hôpitaux qu’en allant compulser des livres en bibliothèque. Vous prenez donc l’information là où elle est pour vos intrigues. Comme pour vos personnages ? Exactement. Je suis un voleur élégant car ce que je prends aux gens, je le redonne beaucoup dans mes livres (rires). Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar. Heureux d’être sélectionné ? Vraiment très heureux. Le Prix SNCF du polar est un prix de lecteurs. C’est pour eux que j’écris ! Pour qu’ils prennent du plaisir à tourner les pages de mon roman. Et si on retient quelque chose de mon histoire, en plus du bon moment passé, j’en suis très content. |
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Premier auteur de la sélection printanière à répondre à nos questions Pierre Lemaître, de Robe de Marié, se livre dans une interview exclusive pour le...
Premier auteur de la sélection printanière à répondre à nos questions Pierre Lemaître, de Robe de Marié, se livre dans une interview exclusive pour les lecteurs du Prix SNCF du polar. Pierre Lemaître, on vous connaît déjà pour votre premier ouvrage Travail Soigné, mais qui êtes vous ? Aujourd’hui, je suis écrivain et scénariste pour la télévision. Dans mes premières vies, j’ai été psychologue et j’ai fait de la formation littéraire pour adultes. En ce qui concerne l’écrit, il a toujours été présent chez moi, en tant que lecteur depuis tout petit, mais aussi en tant qu’écrivain. Même si jusqu’à 2003/04, ce n’était pas aussi formalisé qu’aujourd’hui puisque je ne donnais pas à cela autant d’allant. Je m’étais dit que dans ma dernière vie, je serai écrivain et c’est ce que je fais enfin. Vous évoquez une littérature très présente chez vous, depuis longtemps, quels sont vos maîtres, ceux que vous aimez lire ? Je suis un vrai fan de John Le Carré. Quoi qu’il arrive, je suis devant la librairie le jour de la sortie de son nouveau roman. J’aime aussi beaucoup James Ellroy ou encore George Pelecanos. Et comme j’ai coutume de dire, il y a les auteurs et les livres. A côté de ceux-là, dont l’ensemble des écrits est admirable, il y a pour moi, des romans, parfois uniques, à tirer d’une bibliographie comme Train de Pete Dexter ou encore Laidlaw de William McIlvanney. J’aime aussi lire du classique, comme Flaubert ou Proust, évidemment, car je pense qu’on n’est pas forcément l’auteur de ce qu’on aime lire et inversement. Parlons donc de ce que vous écrivez alors. Comment vous est venue cette idée de Robe de Marié ? Tout est parti de la lecture d’un article qui m’avait frappé. Et surtout de son titre. Et je me suis demandé ce que pourrait être le contenu d’un polar qui aurait eu ce même titre. Pour le reste, la construction du livre, celle des personnages, cela vient naturellement. C’est un peu comme pour les experts du jeu d’échec. Si on les questionne alors qu’ils ne le sont pas encore, qu’ils apprennent, ils savent vous expliquer comment ils jouent, mais une fois cet apprentissage acquis, cela devient naturel. Je pense que c’est pareil pour l’écriture. Le background et la culture générale, au final, sont constitutifs de cela. Vous devez donc faire partie des romanciers qui ne sont pas forcément adeptes de la recherche à outrance… Exactement. Je ne suis pas un auteur de documentaires. Si le lecteur peut, à travers les pages lues, ressortir avec des questions ou des enseignements, c’est gagné. Mais ce qui prime pour moi, ce sont les histoires et les personnages. Alors justement, Sophie, votre personnage, qui est-elle ? Je pense que c’est quelqu’un de son temps, ordinaire. Mais qui doit affronter une situation très difficile en développant un véritable instinct de survie. Avec cette théorie, chère à Boris Cyrulnik, de résilience. Sophie ne sait pas à quel point, elle peut avoir des ressources. Comme beaucoup de gens d’ailleurs. Et Frantz ? C’est un personnage animé d’un seul sentiment : celui de la vengeance. J’avais envie d’un personnage comme celui-ci. Tenu par une seule chose. Votre histoire est finalement assez inquiétante, mais on y croit. Elle peut donc poser la question de la crédibilité de faits de ce type. Qu’en pensez-vous ? Je pense que la réalité dépasse bien souvent la fiction. Car le monde, aujourd’hui, est comme ça. Quand on voit cet homme, en Autriche, qui a séquestré sa fille pendant des années et lui a fait des enfants, je pense que si j’avais écrit quelque chose comme ça, on m’aurait dit « Pierre Lemaître, vous y allez quand même un peu fort ». Je suis en dessous de ce qui peut se faire. Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très heureux d’y participer car c’est un très beau prix. Avec une ligne éditoriale de grande qualité et une orientation vers les lecteurs qui est très importante pour moi. Les auteurs et ouvrages primés sont d’ailleurs très bons. Si je pouvais le remporter, je serais vraiment très content ! |
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C'est parti ! La 10e édition du Prix SNCF du polar est désormais lancée. Et en ce début mars, la sélection du printemps se dévoile à vous, lecteurs. I...
C’est parti ! La 10e édition du Prix SNCF du polar est désormais lancée. Et en ce début mars, la sélection du printemps se dévoile à vous, lecteurs. Ils sont 6, 3 français et 3 européens à vouloir s’attirer vos faveurs. Il ne vous reste plus qu’à les découvrir et à voter pour vos préférés. Premier tour d’horizon. Dans la catégorie « polars français » : Robe de Marié de Pierre Lemaître aux éditions Calmann-Levy Attachée de presse, Sophie est une jeune femme de son temps. Equilibrée. Elle a un mari aimant, des amies avec lesquelles elle partage tout. Mais insidieusement, touche après touche, sa vie change. Elle perd ses affaires, dort mal et est même renvoyée. Elle semble finalement perdre les pédales. Sa belle-mère puis son mari meurent brutalement et de manière très étrange. La descente aux enfers commence… La Langue Chienne d’Hervé Prudon aux Editions Gallimard Manieur de mots de grand talent, Hervé Prudon propose avec La Langue Chienne, une plongée au c½ur de la vie d’un couple particulier : Martin, dit « Tintin » pour les intimes, et Gina. Ils vivent dans le Nord. Lui est plutôt un homme lettré, elle ne l’est pas. Les opposés s’attirant, autant que ceux qui se ressemblent s’assemblent, ils se mettent en ménage. Et arrive Franck, star locale de char à voile, qui prend ses quartiers sous leur toit. Un couple à trois, nid parfait pour un noir de grande qualité ! L’Exil des Anges de Gilles Legardinier aux Editions Fleuve Noir Auteur de plus d’une trentaine de romans, adaptations cinématographiques et autres reportages dans les coulisses du cinéma, Gilles Legardinier est devenu une valeur sûre de l’édition. Avec cette aventure humaniste, il propulse ses lecteurs dans les secrets de la mémoire. Et voit ses héros traqués par une agence gouvernementale américaine dans le but d’obtenir ce qui les réunit. Une belle réussite. Dans la catégorie « polars européens » : Un Torse dans les rochers d’Hélène Tursten aux Editions Michel Lafon Avec humour et cynisme, on pourrait dire qu’un bon titre est un titre mort. Et avec celui d’Hélène Tursten, on ne serait pas loin de la vérité. Puisque cette accroche Un Torse dans les rochers en dit suffisamment long pour ne pas en dire beaucoup plus pour appâter les lecteurs. Ainsi, par ce corps découvert sur une plage débute l’intrigue de ce polar nordique enlevé qui verra une inspectrice, Irène Huss, partir à la recherche d’un tueur qui abandonne des cadavres avec un étrange tatouage… La Mauvaise Heure de Denise Mina aux Editions du Masque Jeune et intrépide journaliste au Scottish Daily News, Paddy Meehan rêve de devenir reporter criminel dans son quotidien. Mais pour l’heure, elle est abonnée aux soirées solitaires rythmées par les écoutes de la radio de la police. Jusqu’au soir où elle est témoin, corrompue (un billet dans la poche pour oublier ce qu’elle a vu), de ce qu’elle croyait être une commune dispute conjugale mais qui se révèle être un meurtre. Le scoop n’est pas loin, la mort non plus. Un Bateau plein de riz d’Alicia Gimenez Bartlett aux Editions Rivages/Noir Sixième roman consacré au duo de flics espagnols Petra Delicado/Firmin Garzon, Un bateau plein de riz débute par la découverte d’un nouveau meurtre pour l’enquêtrice, un peu blasée, flanquée de son adjoint. Mais pas par celui d’un riche héritier ou d’un magnat des médias. Non. Il débute par le meurtre d’un clochard, retrouvé dans un parc de Barcelone au petit matin. Avec talent, Alicia Gimenez Bartlett décrit un monde peu connu, celui des mendiants. Avec une justesse et un réalisme saisissant. Un roman aussi social que noir. |
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La 9e édition du Prix SNCF du polar terminée avec Karine Giébel, lauréate du Prix SNCF du polar français avec Les Morsures de l'ombre, et Nick Stone, ...
La 9e édition du Prix SNCF du polar terminée avec Karine Giébel, lauréate du Prix SNCF du polar français avec Les Morsures de l’ombre, et Nick Stone, lauréat du Prix SNCF du polar européen avec Tonton Clarinette, comme grands vainqueurs, les hostilités pour la 10e édition vont bientôt débuter. Découvrez quels vont être les premiers grands événements de cette année anniversaire. Début des votes pour la nouvelle sélection le 24 février A partir du 24 février, vous allez pouvoir voter pour vos auteurs et polars préférés afin d’élire les lauréats du 10e Prix SNCF du polar. Comme chaque année, le principe reste le même. A chaque saison (printemps, été et automne) 3 auteurs français et 3 auteurs européens seront en compétition. A vous de les départager pour voir se défier en finale vos 3 préférés dans chaque catégorie. Comme toujours, variétés des univers, des écritures et des thèmes seront les caractéristiques des ouvrages soumis à vos votes. Les animations en région reprennent dès le 21 mars Et c’est Rennes qui rouvrira le bal des animations régionales. S’en suivront des événements à ne pas manquer à Lille, Bordeaux, Tours ou encore Nantes. Et d’autres villes encore. Comme toujours, ces rendez-vous seront l’occasion pour nombre de lecteurs de rencontrer leurs auteurs préférés mais aussi de participer à des jeux avec les désormais incontournables et célèbres énigmes du Prix SNCF du polar. Mais ce n’est pas tout, d’autres surprises auront lieu dans vos régions, mais pour le moment, tout cela est classé confidentiel. Le Prix va poursuivre son évolution A anniversaire emblématique, évolutions marquantes. Toute l’équipe du Prix SNCF du polar travaille sur des projets pour rendre votre Prix toujours plus passionnant. Avec des outils qui vont évoluer et de plus en plus d’interactivité. Par ailleurs, il sera désormais possible de voter dès le 1er livre lu et la notation sera encore plus simple : une seule note globale viendra remplacer les 5 critères qui régissaient précédemment les votes. |
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Ce lundi, au Trianon, avait lieu la remise des Prix SNCF du polar au cours d'une soirée de gala passionnante. Au terme d'un procès fictif visant à déf...
Ce lundi, au Trianon, avait lieu la remise des Prix SNCF du polar au cours d’une soirée de gala passionnante. Au terme d’un procès fictif visant à défendre les 6 polars finalistes, ce sont Karine Giebel, les Morsures de l’ombre, et Nick Stone, Tonton Clarinette, qui ont remporté le Prix, respectivement dans la catégorie polar français et la catégorie polar européen. Des jurés, un juge Karl Zéro tout en humour, un avocat général Eric Naulleau aussi espiègle, des clients, des avocats et une audience nombreuse, il ne manquait rien à la soirée organisée au Trianon pour la remise des Prix SNCF du polar. Entre témoignages d’experts, défenses endiablées des avocats, et mise en scène de qualité, les spectateurs et téléspectateurs ont passé un moment de grande qualité au cours de ce lundi soir. L’éloquence des uns a rivalisé avec l’imagination des autres. Les traits d’humour du parquet ont séduit la salle. Et au final, les Prix ont été décernés par Guillaume Pépy qui, dans une robe de magistrat, a fait honneur à son équipe et la mission culturelle définie par le transporteur national : « à la SNCF, le sport que nous sponsorisons, c’est la lecture. 1 polar sur 4 vendu en France l’est en gare et c’est pour cela que ce Prix SNCF du polar est important à nos yeux ». Tout autant que les deux lauréats distingués pour cette édition par les lecteurs, qui choisirent en majorité Karine Giebel avec les Morsures de l’ombre dans la catégorie polar français et Nick Stone avec Tonton Clarinette dans la catégorie polar européen. La première, très émue, voyait « dans cette récompense un encouragement à continuer à écrire », le second « une reconnaissance du polar comme genre littéraire à part entière par une grande institution qu’est la SNCF ». Espérons que ces Prix SNCF du polar décernés permettront aux auteurs de voir les carrières de leurs ouvrages prolongées. On n’en doute pas tant la qualité est au rendez-vous. Sûr que l’on reparlera de ceux-là dans le futur. |
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Avocate parmi les 6 représentants du barreau à se prêter au jeu de la défense d';un des polars en compétition (Ténèbres et sang de Rosto), le Maître E...
Avocate parmi les 6 représentants du barreau à se prêter au jeu de la défense d’un des polars en compétition (Ténèbres et sang de Rosto), le Maître Eliane Keramidas, s’est soumise à nos questions afin de mieux faire connaître son métier et d’éclairer une carrière de haut vol. Maître, tout d’abord, pouvez-vous nous éclairer sur votre parcours, sur les motivations qui ont fait de vous une avocate de renom ? Je ne vais pas dire que je suis venue à la magistrature par hasard car ce ne serait pas vrai mais plus jeune, j’étais surtout intéressée par les lettres, le théâtre. Je rêvais d’être comédienne. Et après le bac, j’ai finalement suivi une camarade qui allait faire du droit. Je devais être un peu influençable (rires). J’ai pris les cours à la fac et au final, je me suis instinctivement tournée vers le droit pénal. J’ai notamment suivi des études à l’Institut de Sciences Pénales et de Criminologie d’Aix. Diplômée, je me suis assez vite inscrite au barreau de Marseille. Et j’ai fait, petit à petit, mon chemin. En ayant toujours comme leitmotiv d’aller chercher, chez les gens que je défends, cette part d’humanité que l’on a tous. Avec comme contrepoint, cette quête de mon ombre personnelle. Quels sont les grands moments de votre carrière ? Il y en a beaucoup. J’ai traité près de 6000 dossiers jusqu’ici. D’abord, évidemment, mes premières affaires. Lorsque j’étais commise d’office auprès de voyous et que je devais me rendre en prison alors que je débutais ma carrière. Ensuite, j’ai eu à défendre deux hommes qui encouraient la peine de mort avant que Badinter n’en obtienne l’abolition. Ce furent des moments terribles. Et j’ai la chance d’avoir réussi à leur éviter cela car, si le contraire était arrivé, je pense que ça m’aurait hanté à vie. Puis sont venues des affaires plus marquantes comme l’affaire d’Auriol (une tuerie qui visait Jacques Massié, chef du SAC et ses proches) dans laquelle tout était réuni –le SAC, les hommes politiques, etc- pour que cela soit un grand procès. Et il y a ces histoires, parfois plus confidentielles, qui touchent plus personnellement. Je me souviens d’une jeune fille, enceinte, échappée de la DDASS, qui voulait tuer sa mère avant que son propre enfant ne naisse. Etc. Revenons désormais au Prix SNCF du polar, pourquoi avoir accepté l’invitation ? Comme cela la boucle est bouclée. Je vais pouvoir jouer la comédie dans un prétoire. J’ai été enthousiasmée par l’idée et séduit par l’ouvrage de « mon client ». Et comme cela il n’y aura pas que des avocats de Paris. Comme au tribunal, je risque d’avoir un peu le trac. Quelques mots sur votre client de lundi… Ce que je peux dire, c’est qu’il a une belle voix, profonde et harmonieuse. Nous nous sommes beaucoup parlés au téléphone. Mais comme il doit garder l’anonymat à cause de son véritable métier, cela a été comme dans un confessionnal. Dans tous les cas, quand on parle avec lui et que l’on lit son roman, on sait vite que c’est un homme cultivé. Son ouvrage démontre qu’il connaît bien les techniques policières et le terrain. Un régal. Et j’ai déjà quelques idées pour attaquer ma défense…. |
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Dernier auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, Nick Stone, l'auteur de Tonton Clarinette se livre en exclusivité pour les lecteurs ...
Dernier auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, Nick Stone, l’auteur de Tonton Clarinette se livre en exclusivité pour les lecteurs du Prix SNCF du polar. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Dick Cheney, qui s’en est sorti après avoir tiré sur un avocat (lors d’une partie de chasse, ndlr). Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Le nouvel album de Bruce Springsteen Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? L’actrice Pam Grier à son époque Foxy Brown. Si vous étiez une organisation criminelle ? La Mafia russe. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Un Magnum 357. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Miami. Si vous étiez l’heure du crime ? 3h39. Si vous demandiez une rançon ? Un passage sûr vers le Brésil. Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? Je serais arrêté pour quelque chose de complètement absurde et évitable. Comme aller trop vite sur une route déserte. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Une pillule de cyanure. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? En détournant un avion vers Cuba. Je demanderais l’asile en tant que victime de l’impérialisme.
Au Brésil, c’est très grand. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Superfly de Curtis Mayfield. Un des plus grands morceaux de tous les temps. Si vous étiez une planque ? Une cave à Rio Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Un dictionnaire. |
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A l'occasion de la remise des Prix de la 9e édition du Prix SNCF du polar, c'est au Trianon qu'auteurs, éditeurs et lecteurs sont conviés. Un lieu à d...
A l’occasion de la remise des Prix de la 9e édition du Prix SNCF du polar, c’est au Trianon qu’auteurs, éditeurs et lecteurs sont conviés. Un lieu à découvrir avant ce grand événement. Institution de la vie culturelle parisienne depuis plus d’un siècle, connu au fil du temps sous de nombreux noms (Trianon-Concert, Trianon-Théâtre, Théâtre Victor-Hugo, Trianon Lyrique), le théâtre du Trianon possède une histoire peu commune. Et apparaît comme l’un des derniers survivants d’une époque déjà lointaine. Sous les feux de la rampe dès 1895, la célèbre salle accueille déjà en son sein des artistes passés aujourd’hui à la postérité tels que Mistinguett, Frégoli ou encore la Goulue dans des spectacles auxquels le tout Paris se rendait. Le succès est réel pour ce lieu d’amusement mais l’élan qui existe depuis quelques années est stoppé net par un incendie terrible, dans la nuit du 17 au 18 février 1900, qui ravage quasiment la totalité de l’établissement dirigé par Monsieur Chauvin, le bien nommé. Néanmoins, celui-ci ne se laisse pas abattre. Il entreprend la reconstruction du Trianon qui rouvre en 1902. La salle continuera alors de proposer dans une ambiance rarement démentie, des spectacles divers jusqu’au levant de la Seconde Guerre mondiale. Le cinéma s’appropriera alors cet endroit jusqu’au début des années 90. Dans les années 50, Jacques Brel y avait d’ailleurs ses habitudes. La crise de fréquentation des salles obscures accélèrera la fermeture du Trianon en 1992. Aujourd’hui plus polyvalente, cette institution accueille différents types de manifestations culturelles : des concerts de variété, du classique, des pièces de théâtre, mais aussi des défilés de mode ou encore des show-case. Le 9 février, il y aura de l’inédit : ce sera un procès qui se jouera dans ses murs avec dans les rôles principaux les 6 romans en lice pour le Prix SNCF du polar. Le casting est plus que complet avec des avocats de haut vol, un juge, Karl Zéro, que l’on ne présente plus, un avocat général, Eric Naulleau, tout aussi incontournable et des auteurs soucieux de voir leurs ½uvres récompensées d’une distinction qui a fait ses preuves comme peuvent en témoigner les anciens lauréats Une soirée à ne vraiment pas rater dans une salle mythique ! |
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Homme de lettres, éditeur, chroniqueur, Eric Naulleau jouera le rôle d'avocat général lors de la soirée de remise du Prix de cette 9e édition du Prix ...
Homme de lettres, éditeur, chroniqueur, Eric Naulleau jouera le rôle d’avocat général lors de la soirée de remise du Prix de cette 9e édition du Prix SNCF du polar. Il s’est livré, comme les auteurs en compétition, pour les lecteurs de notre site Internet au jeu du portrait chinois du malfrat. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Krystian Bala (criminel hongrois confondu par la parution de son roman intitulé Amok dans lequel un meurtre ressemblait étrangement à une affaire non encore élucidée par la police). Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Celui de lèse-majesté. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Mon frère. Si vous étiez une organisation criminelle ? Une organisation à moi seul : tueur à gages. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Un fusil à lunette. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Paris-Plage. Si vous étiez l’heure du crime ? Le soleil au zénith. Si vous demandiez une rançon ? Cinq minutes de silence dans le monde entier. Si vous étiez arrêté(e), de quelle manière ? A la sortie d’une librairie. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Du boudin aux pommes. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Une évasion par la lecture. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Roussé, en Bulgarie, sur les rives du Danube. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Before they make me run des Rolling Stones (chanté par Keith Richards), Police on my back (la version des Clash), I fought the law (la version des Clash), l’intégrale des albums de Graham Parker. Si vous étiez une planque ? Un cinéma permanent. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? L’Homme sans qualités de Robert Musil. |
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Tandis qu'il reste aux votants quelques jours pour finaliser leurs choix afin de désigner le polar français et le polar européen de cette 9e édition, ...
Tandis qu’il reste aux votants quelques jours pour finaliser leurs choix afin de désigner le polar français et le polar européen de cette 9e édition, en coulisse la préparation de la soirée de remise du Prix bat son plein. Une nouvelle fois, ce sera un événement à ne pas rater. Véritable plébiscite lors de la remise du Prix de la 8e édition, l’idée de voir les ouvrages en compétition défendus par des avocats de renom lors d’une soirée spéciale n’a pas laissé de marbre. Si bien que cette année, dans la superbe salle du Trianon, se déroulera, de nouveau, « le procès » des 6 finalistes et de leurs romans, le lundi 9 février. Reconnu pour son talent, le juge sera, cette année encore, interprété par Karl Zéro. Impeccable en maître de cérémonie, l’homme de télé aux multiples casquettes jouera de son humour et de sa causticité pour animer les débats. Epaulé par l’éditeur et chroniqueur Eric Naulleau, qui interviendra au titre d’avocat général, Karl Zéro (en photo lors de la 8e édition) apparaîtra moins seul face à la fine fleur des parquets. Ainsi face à eux, 6 robes haute couture auront la lourde tâche de plaider pour les polars en compétition. Dans la catégorie polar français, Maître Eliane Kéramidas est avocate pénaliste au barreau de Marseille depuis plus de trente ans, et a défendu des figures du grand banditisme et a plaidé dans des affaires telles que la french connection. Sa plaidoirie concernera Ténèbres et sang de A.W. Rosto. Maître Laurent Delvolvé est avocat au barreau de Paris depuis plus de 10 ans, il a choisi le roman de Chantal Pelletier, Montmartre, mont des martyrs. Maître Antonin Lévy, est avocat au barreau de Paris et de New York, spécialisé dans le droit des sociétés. Il assurera la défense des Morsures de l’ombre de Karine Giebel. Dans la catégorie polar européen, Maître Charlotte Plantin est une jeune avocate au barreau de Paris et ce depuis 2005. Elle plaidera pour l’ouvrage Tonton Clarinette de Nick Stone. Maître Alexandre Duval-Stalla est avocat en droit des affaires et en droit pénal au sein du cabinet qu’il a fondé en 2006. Il sera le soutien d’Olav Hergel et de son ouvrage L’Otage. Maître Hervé Temime est une figure du barreau de Paris. Avocat pénaliste depuis plus de 20 ans, il fait partie du « club » restreint d’avocats défendant des artistes, des personnalités politiques et des patrons de grandes entreprises. Il défendra Le Carré de la vengeance de Pieter Aspe. Il y aura donc du très lourd à l’occasion de cette soirée inédite. D’autant qu’au fil des plaidoiries, preuves et témoignages viendront agrémenter les débats. Pour participer à cet événement, il n’y rien de plus simple, il suffit de voter pour vos polars favoris et de suivre la marche indiquée ! |
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La dernière ligne droite de la compétition pour la 9e édition du Prix SNCF du polar est lancée. Il ne vous reste plus que quelques jours pour élire vo...
La dernière ligne droite de la compétition pour la 9e édition du Prix SNCF du polar est lancée. Il ne vous reste plus que quelques jours pour élire vos ouvrages préférés parmi les 6 en compétition. Afin d’être sûrs de faire le bon choix, replongez-vous dans les différentes intrigues… Polars français Montmartre, Mont des Martyrs de Chantal Pelletier, Editions Gallimard Immersion dans le Montmartre des années 80, cette enquête au c½ur des débuts de l’inspecteur Maurice Laice, un des personnages préférés de Chantal Pelletier, est tissée de manière efficace. On y retrouve tous les ingrédients du polar à la française avec en prime un style et une maîtrise de la langue rares. Ténèbres et sang de A.W. Rosto, Editions Buchet Chastel Autre style, autres lieux pour ce roman tranchant de Rosto qui transporte le lecteur dans un monde pas très reluisant : celui des kidnappings et des infanticides. L’auteur, qui signe sous pseudo, connaît très bien ces thématiques puisqu’il touche de près à la grande criminalité dans le cadre de son activité professionnelle. Une raison de plus d’accorder à son ouvrage toute la place qu’il mérite. La réalité y dépasse-t-elle la fiction ? Les Morsures de l’ombre de Karine Giebel, Editions Fleuve Noir Huis clos de grande qualité, Les Morsures de l’ombre met mal à l’aise. Et possède un atout indéniable : une fois ouvert, on ne le repose que terminé. Ainsi le face à face entre Lydia, la geôlière, et le commandant Benoît Lorand, est un vrai bon thriller. Les collègues du prisonnier arriveront-ils à remonter la piste de la criminelle. Celle-ci mettra-t-elle à exécution son plan ? Benoît s’en sortira-t-il ? Beaucoup de questions et une réponse imparable au bout des 291 pages proposées par Karine Giebel… Polars européens L’Otage d’Olav Hergel, Editions Gaïa Journaliste de formation, Olav Hergel a choisi comme héroïne… une journaliste. Afin de démontrer, via un polar de très bonne facture, dans la tradition scandinave, que la vérité n’est pas toujours celle que l’on croit. Que le prisme de l’Histoire, des histoires, est toujours déformant pour celui qui ne détient pas tous les éléments. Le bien, le mal, l’amour, la haine habitent ce roman avec justesse. A découvrir d’urgence. Parole de journaliste… Tonton Clarinette de Nick Stone, Editions Gallimard Haïti est une terre de contrastes, pauvre, aux règles parfois insondables. Quand Max Mingus, un privé, doit se rendre là-bas pour y retrouver, moyennant la bagatelle de 10 millions de dollars, Charlie Carver, fils d'une grande famille haïtienne, introuvable depuis plus de trois ans, l’aventure démarre. Le vaudou plane au dessus de notre héros et rien ne dit qu’il s’en sortira sain et sauf… Dépaysement total pour cette histoire mordante qui fait passer un très bon moment, loin des cadres habituels. Le Carré de la vengeance de Pieter Aspe, Editions Albin Michel Dire que Pieter Aspe est un auteur reconnu chez nos voisins Belges est un doux euphémisme. Car grâce à sa série policière dont Le Carré de la vengeance est le premier tome, il est devenu un des plus grands écrivains de polar d’Europe. Ces enquêtes autour de Van In sont un vrai plébiscite et l’on comprend pourquoi à la lecture de ce premier ouvrage traduit en France plus de 10 ans après sa sortie initiale : les personnages sont admirablement troussés, l’humour est omniprésent et l’écriture accompagne le lecteur sans jamais le perdre sur le chemin du crime. Bons baisers de Bruges ! |
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Deuxième auteur européen à se soumettre au portrait chinois du malfrat, Pieter Aspe est l'auteur du Carré de la vengeance. Il se révèle au fil de notr...
Deuxième auteur européen à se soumettre au portrait chinois du malfrat, Pieter Aspe est l’auteur du Carré de la vengeance. Il se révèle au fil de notre questionnaire. Si vous deviez incarner un (e) criminel (le) célèbre, qui serait-il (elle) ? Olga, une criminelle russe. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Annie, la complice d’Olga. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Un petit couteau. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Venise. Si vous demandiez une rançon ? Des faveurs féminines (rires) ! Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? La police ne serait pas capable de m’arrêter… Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Des pommes de terre avec du fromage et du vin. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Un taxi. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? En Italie. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Du Vivaldi. Si vous étiez une planque ? Un puit très profond. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? La Bible. |
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Nouvelle finaliste à se livrer au cours des 15 questions de notre portrait chinois du malfrat, Chantal Pelletier, l'auteure de Montmartre, Mont des Ma...
Nouvelle finaliste à se livrer au cours des 15 questions de notre portrait chinois du malfrat, Chantal Pelletier, l’auteure de Montmartre, Mont des Martyrs, se dévoile un peu plus pour les lecteurs du Prix SNCF du polar. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Le général Franco ! Un contre-emploi qui mériterait un prix d’interprétation ! Et puis, il a sévi longtemps, la matière ne manque pas ! Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Ice cream chocolat-gingembre. Décidément. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Ils écrivent mes livres : Maurice Laice, dit Momo, parce qu’il est à l’opposé de moi et quelques uns de mes personnages féminins : Aline et Vanessa de Tirez sur le caviste, Jo de L’Enfer des anges… Si vous étiez une organisation criminelle ? Une grande banque… avant qu’elle soit dans la dèche, évidemment ! Si vous étiez l’arme d’un crime ? Larmes aux yeux et eau à la bouche plutôt que l’arme à gauche. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Une station spatiale… beau décor de la Terre défilant par les hublots parallèlement à l’action. Si vous étiez l’heure du crime ? L’heure d’été, résolument. Si vous demandiez une rançon ? Laisser mariner les dirigeants des grands pays du monde au carrefour le plus encombré d’une des villes les plus polluées du monde, jusqu’à ce que maladies s’ensuivent… dans l’espoir d’une stimulation du cerveau. Si vous étiez arrêté(e), de quelle manière ? En sosie de Marilyn, menottée par Marlon Brando à l’époque du Tramway Si vous étiez le dernier repas du condamné ? La grande bouffe, forcément, pour que ça dure longtemps… Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Téléportation vers le siècle futur (22ème du nom) Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Titan, satellite de Saturne… pour découvrir des paysages neufs… Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Un montage de plusieurs albums de Bashung… avec de brefs interludes latinos, rock et raï… Si vous étiez une planque ? Les bras de Bruce Springsteen Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Comment choisir entre la version numérique du grand Robert et le Kamasoutra ? |
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Auteur de L'Otage, Olav Hergel a accepté de se livrer au jeu du portrait chinois du malfrat. Au fil des questions, il dévoile des pans intéressants de...
Auteur de L’Otage, Olav Hergel a accepté de se livrer au jeu du portrait chinois du malfrat. Au fil des questions, il dévoile des pans intéressants de sa personnalité. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Robin des Bois. L’histoire découle du nom ! Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Le vol de l’or du shérif de Nottingham. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Petitjean et Frère Tuck. Si vous étiez une organisation criminelle ? Les pêcheurs danois qui aidèrent les Juifs à quitter le pays, par la mer, vers le Suède en octobre 1943, quand le Danemark était occupé par l’Allemagne. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Les explosifs qu’utilisèrent les résistants danois lors de la Seconde Guerre Mondiale. Il était d’ailleurs interdit par le gouvernement danois d’être résistant à cette époque. Si vous étiez le lieu d’un crime ? L’Hôtel Carlton de Cannes. Où je dépenserais l’argent volé en boissons, en compagnie de jolies femmes. Si vous demandiez une rançon ? De l’argent ! Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? De la même manière que cela m’est déjà arrivé. Un jour, un policier m’a arrêté et il s’agissait de l’ancien gardien de l’équipe de football danoise qui disputa les demi-finales de l’Euro français de 1984. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Des moules marinières avec une demi bouteille de Chablis. Suivies d’une entrecôte avec des frites accompagnées d’une demi bouteille du plus fin Bourgogne. Puis une mousse au chocolat avec l’autre moitié de la bouteille de Bourgogne. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Je m’enfuirais en courant mais je tiendrais une telle forme qu’aucun policier ne pourrait me rattraper. Si vous deviez vous évader dans lieu ? Le Sud de la France en mai lorsque le temps est magnifique et qu’il n’y a pas encore trop de monde. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Fly me to the moon de Frank Sinatra Si vous étiez une planque ? Bali Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Guerre et Paix de Tolstoï. |
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Deuxième auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, A.W. Rosto se dévoile à travers 15 réponses qui en disent long sur sa personnalité.
Deuxième auteur à se prêter au jeu du portrait chinois du malfrat, A.W. Rosto se dévoile à travers 15 réponses qui en disent long sur sa personnalité. Si vous deviez incarner un criminel célèbre, qui serait-il ? Robespierre. « Mieux vaut libérer vingt coupables que de punir un innocent », avait-il affirmé avant d’envoyer quinze mille personnes à la guillotine. Un grand comique. Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Celui de Périandre, tyran de Corinthe en 570 av. J.-C. Il ordonna à deux hommes de main de tuer l’individu qu’ils verraient se présenter seul et de nuit sur un certain chemin, puis il s’assura que deux autres de ses sbires élimineraient les précédents le lendemain. Enfin, il alla se poster seul et de nuit sur le chemin en question. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Lino Ventura, Jean Gabin, Alain Delon. Si vous étiez une organisation criminelle ? Le clan des Siciliens, bien sûr. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Mon livre peut-être. 357 pages, ça commence à devenir contondant. Si vous étiez le lieu d’un crime ? Le journal télévisé de 20 heures, en pleine annonce des résultats sportifs. Si vous étiez l’heure du crime ? Voir réponse précédente, à quelques minutes près. Si vous demandiez une rançon ? L’équivalent d’une année de contrôle radar sur les routes françaises. Si vous étiez arrêté, de quelle manière ? Par arrêt cardiaque, de préférence. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? La moitié d’une orange. Je garderais l’autre pour plus tard. Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Le cyanure. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Le Canada, la Chine ou l’Australie. Si ça doit durer un peu, autant avoir de quoi visiter. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? « Come as you are » de Nirvana et « Jumpin’ in someone else’s train » de The Cure. Si vous étiez une planque ? Le placard d’Isabella Rossellini dans Blue Velvet. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Vous avez déjà essayé de lire dans un placard ? |
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Première finaliste à se prêter à notre portrait chinois du malfrat, Karine Giebel, auteure des Morsures de l'Ombre, se révèle à travers 15 questions q...
Première finaliste à se prêter à notre portrait chinois du malfrat, Karine Giebel, auteure des Morsures de l’Ombre, se révèle à travers 15 questions qui en disent long sur sa personnalité. Si vous deviez incarner une criminelle célèbre, qui serait-elle ? Louise Sawyer. Si vous étiez un crime, quel serait-il ? Le crime parfait. Si vous aviez des complices, qui seraient les meilleurs ? Tous ceux qui ferment les yeux. Si vous étiez une organisation criminelle ? Le gang de Phoolan Devi. Si vous étiez l’arme d’un crime ? Une feuille de laurier rose. Si vous étiez le lieu d’un crime ? La Quatrième Dimension. Si vous étiez l’heure du crime ? L’heure H du jour J. Si vous demandiez une rançon ? La pluie dans le désert. Si vous étiez arrêtée, de quelle manière ? En perdant la vie. Si vous étiez le dernier repas du condamné ? Château d’Yquem 1989 et cigarettes (à volonté). Si vous étiez un moyen de vous évader ou de prendre la fuite ? Avoir des ailes. Si vous deviez vous évader dans un pays/continent ? Au pays des Merveilles. Si vous étiez la bande originale de votre cavale ? Etude Op. 8 No 12 “Patetico” d’Alexander Scriabine. Si vous étiez une planque ? Un Monastère au Népal. Si vous n’aviez qu’un livre dans cette planque ? Un pavé de pages blanches à noircir… |
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Cela fait quelques semaines que les votes de la sélection automnale sont ouverts et jusque dans les dernières heures, nombre d'entre vous se sont rend...
Cela fait quelques semaines que les votes de la sélection automnale sont ouverts et jusque dans les dernières heures, nombre d’entre vous se sont rendus sur le site du Prix SNCF du polar pour donner leurs voix à leurs favoris. Et ce sont finalement Chantal Pelletier avec Montmartre, Mont des Martyrs et Pieter Aspe avec Le carré de la vengeance qui entrent en finale. Avec sa plongée au c½ur des année 80 dans le quartier de la butte Montmartre et l’immersion dans la très feutrée ville de Bruges, Chantal Pelletier et Pieter Aspe, respectivement avec Montmartre, Mont des Martyrs et Le carré de la vengeance ont remporté vos suffrages à l’occasion de cette sélection automnale. Les votes ont été très partagés pour les polars français puisque selon les régions, les choix étaient différents et l’avance plutôt courte pour la gagnante (6 régions sur 12). Ce fut plus « facile », en revanche, pour le polar européen de Pieter Aspe qui remporte 7 régions sur 12. Toujours est-il qu’à partir de maintenant les 6 finalistes, 3 français, 3 européens, sont connus. Les votes reprenant à partir de ce jeudi 18 décembre, vous allez pouvoir élire le polar français et le polar européen de la 9e édition. Du côté français sont en course : Karine Giebel (Les Morsures de l’ombre), A.W.Rosto (Ténèbres et sang) et Chantal Pelletier (Montmartre, Mont des Martyrs). Du côté européen on retrouve : Olav Hergel (L’Otage), Nick Stone (Tonton Clarinette) et Pieter Aspe (Le carré de la vengeance). Au cours des prochaines semaines, restez connectés, car vous pourrez découvrir tout ce que le Prix SNCF du polar vous réserve pour cette phase finale. Avec toujours des interviews exclusives des auteurs et des surprises à ne pas manquer. |
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Dernier auteur à se livrer au jeu de l'interview, le Belge Pieter Aspe est en course avec son ouvrage Le carré de la vengeance dans la catégorie polar...
Dernier auteur à se livrer au jeu de l’interview, le Belge Pieter Aspe est en course avec son ouvrage Le carré de la vengeance dans la catégorie polar européen. Il répond à nos questions. Pieter Aspe, vous êtes quelqu’un de très connu en Belgique, mais peu en France, qui êtes vous ? Je suis écrivain depuis environ une douzaine d’années. Avant cela, j’ai exercé de nombreux métiers parmi lesquels vendeur de meubles, marchand de vins, policier maritime ou encore concierge de la chapelle de Saint Sang. Et un jour, je me suis dit que je voulais vraiment écrire. Le carré de la vengeance est mon premier ouvrage et j’ai mis 16 mois à le finaliser. Cela m’a pris pas mal de temps, mais j’y suis arrivé. Le carré de la vengeance vient juste de sortir en France et est sélectionné pour le Prix SNCF du polar alors que c’est votre premier livre publié. Pourquoi a-t-il fallu autant de temps pour vous découvrir ? Ah ça, je ne sais pas trop. Mais comme j’écris en flamand, ce n’est pas toujours simple pour les éditeurs français de juger mon travail. Le livre a donc été traduit en allemand et c’est à partir de cette version que celle en français a été envisagée. Vous êtes venu assez tard à l’écriture, il fallait avoir accumulé toute cette expérience de la vie pour devenir le grand romancier, auteur de nombreux best-sellers, que vous êtes ? Je ne sais pas s’il faut être jeune ou plus vieux pour écrire. Des jeunes peuvent écrire comme je le fais, voire mieux, mais il me fallait ce temps là. Très jeune, j’ai souhaité raconter des histoires, alors je commençais quelque chose et j’étais vite à court d’idées. Il m’a donc fallu un peu plus de temps pour y arriver. Comment avez-vous créé Van In ? Pourquoi plaît-il autant au public ? Il vient de mon imagination et d’une rencontre avec un flic qui lui ressemble. C’est un policier à l’ancienne, avec des valeurs, une méthode de travail bien à lui, bien différente de ce qui se fait aujourd’hui. Et je pense que c’est pour cela qu’il plaît aux gens, car il semble authentique. Il a ses principes, ses défauts… Bruges est incontournable dans Le carré… Effectivement. J’y ai vécu pendant très longtemps et c’était d’autant plus intéressant d’y placer un crime de ce genre qu’il y a très peu de malveillances dans cette ville. Et comme j’en connais les recoins, c’était plus facile pour moi de bien retranscrire cela. Qu’est ce qui fait un bon roman selon vous ? Je crois qu’il faut que les personnages et l’histoire soient crédibles. Que le lecteur s’identifie aux héros. Moi, ce que j’aime, c’est écrire avec humour aussi, avec le soin de la vraie vie, pour que le récit soit ancré dans le réel. Un dernier mot sur votre sélection pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très heureux de participer à ce grand prix de lecteurs. |
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Déjà sélectionné pour le Prix SNCF du polar par le passé, Campbell Armstrong est de retour avec un nouvel ouvrage de belle tenue, Scalpel. Une nouvell...
Déjà sélectionné pour le Prix SNCF du polar par le passé, Campbell Armstrong est de retour avec un nouvel ouvrage de belle tenue, Scalpel. Une nouvelle aventure de son personnage Lou Perlman. L’occasion de réaliser une nouvelle interview avec un auteur mythique. Campbell Armstrong, vous avez été finaliste pour la 7e édition du Prix SNCF du polar, que s’est-il passé depuis dans votre vie ? J’ai écrit une pièce de théâtre comique basée sur l’histoire des marionnettes Punch et Judy (une sorte de Guignol très célèbre outre-Manche), dans laquelle Punch passe en jugement pour toutes les cruautés commises sur sa femme. La pièce s’est jouée en Irlande l’été dernier et je suis heureux de dire que cela a plutôt bien marché. Du coup, il va y avoir une tournée l’année prochaine. J’ai aussi travaillé à l’écriture d’un livre pour enfant. Et j’ai vieilli d’un an ! Comment est née cette nouvelle histoire, Scalpel ? Perlman a sa propre vie. L’idée générale de ce livre était de le placer dans une situation où il avait à se confronter aux gangs et au crime organisé de Glasgow, mais aussi d’introduire une nouvelle histoire d’amour dans sa vie solitaire. Lou consomme mon imagination par moments… N’est pas trop dur d’écrire une 4e histoire avec le même personnage ? Oui, c’est difficile de continuer à écrire avec le même personnage. Parfois, j’ai besoin de prendre du recul et un peu de repos par rapport à lui. Mais il revient toujours pour m’en demander plus. J’attends néanmoins qu’il se rappelle bientôt à mon souvenir. Le trafic d’organes est une réalité, très effrayante. Je suppose que comme dans vos autres ouvrages vous vous êtes beaucoup documenté. En particulier auprès de la police ? C’est vrai. La police de Glasgow m’est d’un grand secours. Mais parfois, je dois réorganiser ce qu’ils me disent, et faire des changements pour la fiction. D’ailleurs, parfois, dans les livres, la police se comporte différemment de la réalité. Encore une fois, il y a beaucoup de personnages étranges dans votre livre, Scalpel. Pourquoi ? Comment avez-vous, par exemple, imaginé cet homme, Dysart ? Pour moi Dysart est un personnage triste et solitaire qui a été élevé dans une maison très étrange, qui est peut-être hantée. Il a aussi la particularité d’être homosexuel. Ce sur quoi je n’avais jamais écrit. Dans tous les cas, j’adore les personnages un peu à part, parfois étranges, tout simplement parce que Glasgow est une ville excentrique avec beaucoup de gens spéciaux. Quand on lit votre livre. On sent que Glasgow est vraiment importante pour vous ? J’y suis né ! Et j’y ai vécu pendant 18 ans et cette ville est toujours très présente à mon esprit. C’est une ancienne cité industrielle qui a vu ses usines fermées et qui a changé. Mais on y retrouve encore de vieux logements et des coins délabrés et tellement de lieux et personnages intrigants. C’est aussi une ville « menaçante ». C’est quelque chose que je ressens quand j’y suis. Heureux d’être une nouvelle fois en compétition pour le Prix SNCF du polar ? Oui. Bien sûr. Je ne gagne jamais, mais c’est un honneur (rires). |
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Auteur talentueux de La Fille de Carnegie, son premier roman, Stéphane Michaka a accepté de répondre à nos questions.
Auteur talentueux de La Fille de Carnegie, son premier roman, Stéphane Michaka a accepté de répondre à nos questions. Stéphane Michaka, qui êtes vous, quel a été votre parcours jusqu’à ce premier roman ? Je suis né à Paris, il y a 34 ans. J’y ai fait mes études, du droit notamment. Mais je m’ennuyais un peu. Puis je suis parti à Cambridge pour assouvir ma passion de la littérature puis du théâtre que j’ai véritablement découvert là-bas. Ensuite, je suis allé en Afrique du Sud où j’ai enseigné. En revenant, avec des personnes qui m’étaient proches, nous avons commencé à travailler sur des pièces de théâtre. J’en ai écrit plusieurs. Mon roman, La Fille de Carnegie, est une adaptation de la pièce de théâtre du même nom jouée à quelques reprises. L’histoire de cette adaptation est assez étonnante d’ailleurs. Racontez-nous… J’avais déjà écrit un roman, il y a un moment à 23 ans, celui-ci avait été refusé par toutes les maisons d’édition où je l’avais envoyé. Je me consacrais donc essentiellement à l’écriture de pièces de théâtre, même si aujourd’hui cela est devenu un sacerdoce. Et un jour, l’éditeur François Guérif m’a contacté. Il avait lu ma pièce, La Fille de Carnegie, et voulait que je l’adapte pour Rivages. Ce qui est un challenge excitant. Comment s’est déroulé le travail ? D’abord, j’avais quelques appréhensions puisque c’était la première fois que je faisais ce genre de chose, mais tout s’est véritablement bien passé. Sortir un livre est un vrai travail d’équipe au final. Et chez Rivages, il y a une vraie liberté de ton. François Guérif est une des personnes qui connaît le mieux le polar et un grand professionnel qui tisse de vrais liens avec ses auteurs. Il m’a d’ailleurs fait l’honneur de m’offrir le numéro 700 de sa collection pour la sortie de mon livre. Parlons maintenant de La Fille de Carnegie. C’est un ouvrage très dense. On a l’impression de lire deux livres différents. Pourquoi ce choix ? D’abord j’avais envie de poser mon récit, c’est pour cela que le début est très descriptif. Et il l’était même plus dans les premières versions (rires), mais nous avons un peu coupé. Puis j’avais véritablement envie de créer quelque chose qui me soit propre. Et pour moi, Tourneur était le personnage central. Mais il fallait aussi faire vivre Lagana et lui laisser sa propre existence. Le récit de celui-ci permet d’ailleurs de « sortir » du présent et de donner une autre dimension à l’histoire. C’est pour cela qu’il y a ces deux « histoires » imbriquées. Le déroulé fait d’ailleurs un peu penser au Garde à vue de Claude Miller, avec Serrault et Ventura… C’est vrai. C’était une des pistes que nous voulions explorer avec François Guérif. Etais-ce nécessaire de planter votre décor aux Etats-Unis ? Je ne sais pas, mais c’est quelque chose de courant, pour un auteur, d’expatrier son histoire à l’étranger, pour se rassurer. J’avais pensé à Marseille aussi, mais New-York convenait mieux et puis je voulais écrire quelque chose en français mais qui sonne anglo-saxon avec un style lié à la sonorité de la langue tout en utilisant des mots de chez nous. Je voulais faire quelque chose de très moderne, un peu à la Manchette. C’était aussi l’occasion d’un beau voyage… C’est vrai. Et d’une découverte. Beaucoup de personnages du livre ont été construits au fur et à mesure de ma découverte de New-York. Le patron de l’agence photo, la fille du métro, le coiffeur du Barrio sont de vraies personnes dont j’ai modifié les noms et l’histoire pour les incorporer à mon récit. Quel effet cela vous fait d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? Je suis vraiment très honoré et c’est déjà une grande chance de participer. Surtout aux côtés d’auteurs comme Sébastien Gendron et Chantal Pelletier. L’accueil du livre de la part des férus de polars m’a vraiment étonné et je trouve que « la famille du polar » est vraiment très sympathique et accueillante, moi qui vient du théâtre où il est très difficile d’exister. |
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Premier auteur étranger à se livrer au jeu de l'interview de cette sélection automnale, Ken Bruen, le talentueux papa de London Boulevard, répond à no...
Premier auteur étranger à se livrer au jeu de l’interview de cette sélection automnale, Ken Bruen, le talentueux papa de London Boulevard, répond à nos questions. Monsieur Bruen, quel a été votre parcours jusqu’ici ? J’ai été professeur pendant 20 ans et lorsque j’enseignais à mes élèves de Brixton, je leur proposais de les recevoir pour lire des polars. J’écrivais mes livres en utilisant leurs codes, leur langage. Et j’ai réalisé que c’était vraiment ce que je voulais faire. Vingt-cinq ouvrages plus tard, j’aime toujours ça. Le polar est, aujourd’hui, le meilleur reflet de la société actuelle, de la vraie vie. Et si j’ai obtenu un doctorat en métaphysique et donne toujours des cours à ce sujet, c’est l’écriture qui me guide au quotidien. Justement, décrivez-nous une journée standard de votre vie... J’écris chaque matin pendant quelques heures, adresse des emails, vais nourrir les cygnes, je lis un livre par jour, regarde des films français et voyage plus que ce que j’ai jamais imaginé. Quel genre d’écrivain êtes-vous ? Je suis patient et diligent, je travaille tous les jours mais je suis mon plus féroce critique. Vous êtes un auteur reconnu. Quelle est votre motivation ? J’ai un nouvel ouvrage intitulé Once Were Cops (Il était une fois des flics, ndlr) qui devrait sortir en mai 2009 chez Fayard, bien différent de ce que je fais avec les 3 séries que j’écris actuellement et c’est le challenge, de mettre la barre toujours plus haute et de voir jusqu’où je peux aller, qui me motive. Le roman que j’ai le plus envie d’écrire est celui auquel je pense. Comment avez-vous créé Mitch ? Mitch est un mélange d’un certain nombre d’ex-détenus que je connais à Brixton. Je lui ai ajouté ma propre impatience, ses changements d’humeur rapides et sa loyauté envers la famille et les amis. Comme moi, il a un rapport un peu étrange avec la société, il aspire à une vie simple et rangée mais la vie ne cesse de le faire « replonger ». Comment est née cette idée de parodie de Sunset Boulevard ? J’adore ce film et on m’a dit qu’il me serait impossible de recréer ça. Et comme j’aime relever ce genre de défi, c’était la meilleure motivation pour moi. Les films noirs sont mes préférés ! Il y a beaucoup de références dans votre ouvrage. C’est un hommage à ces auteurs ? Pourquoi ? Ce sont les auteurs que j’admire. Et c’est aussi peut-être l’occasion de les présenter aux lecteurs qui ne les connaissent pas. J’aime citer d’autres auteurs car cela m’oblige à me concentrer sur ma propre partition. Qu’est ce que cela représente pour vous d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? Je suis honoré et ravi. Pour moi, cela veut dire que je suis reconnu et accepté par cette France que j’aime tant. Et quelle joie d’être nominé aux côtés d’incroyables auteurs de ce type. C’est incroyable. Je suis d’autant plus heureux que c’est avec Catherine Cheval et Marie Ploux, deux formidables traductrices qui me font passer pour meilleur que je ne suis, que cela arrive. |
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Auteure de talent de Montmartre, Mont des Martyrs, Chantal Pelletier est la deuxième des 6 sélectionnés automnaux à répondre à nos questions. Elle évo...
Auteure de talent de Montmartre, Mont des Martyrs, Chantal Pelletier est la deuxième des 6 sélectionnés automnaux à répondre à nos questions. Elle évoque pour les lecteurs du Prix SNCF du polar son parcours, ses personnages et ce qui fait une grande partie de sa vie : l’écriture. Chantal Pelletier, qu’est-il nécessaire de savoir sur vous ? Ah. D’abord que j’ai écrit plusieurs romans, des pièces, fait du théâtre. Et que je suis venue au polar par hasard. Par l’intermédiaire de Jean-Bernard Pouy qui voulait que j’écrive un « Poulpe » (série d’ouvrages mettant en scène Gabriel Lecouvreur, dit Le Poulpe, ndlr). J’y ai pris beaucoup de plaisir et suis tombée dedans ensuite. Cet exercice d’écriture rassemblait tout ce que je faisais et le fait de télescoper la noirceur et l’humour m’a toujours plu. Ce que j’aime dans cette écriture, c’est aussi de jouer avec les codes. Votre polar sélectionné revient sur la jeunesse de votre héros, Maurice Laice, pourquoi ce choix ? Quand j’écris, je ne me dis pas que je vais faire une suite ou quelque chose dans ce genre. Ce que je veux, c’est voyager. Mon précédent livre publié se passait aux Etats-Unis et là j’avais envie d’être en France, mais pas à notre époque, avec les portables ou Internet. J’avais envie de quelque chose de différent et l’idée de suivre les débuts de Maurice est arrivée. Cette période du début des années 80 semble particulièrement vous plaire… C’est un reflet de notre société actuelle. Une charnière. L’année 84, avec ses contestations représentait un changement d’époque. Et j’avais envie des années 80. Il y a le chômage, la découverte du SIDA, la montée de l’extrême droite. L’image commence aussi à prendre une place plus importante que l’information. Et Montmartre dans tous ça ? J’ai vécu à Montmartre pendant 15 ans et je m’y suis installée à l’époque où je situe mon livre. Donc j’ai une vraie passion pour ce lieu. Avec la diversité qui le compose. Les travestis, les sex-shops, mais aussi l’aspect village qui existait, loin de ce que cela est devenu aujourd’hui. Avant que Montmartre soit « amélipoulainisé »… Comment créez-vous vos personnages, car ils semblent souvent plus vrais que nature ? A l’inspiration. Comme l’araignée au bout de son fil, je tisse au fur et à mesure, je lance des pistes. Le détail du daltonisme de Maurice Laice m’est venu dans un précédent ouvrage (Eros et Thalasso, ndlr) où le paysage marin est très difficile à distinguer et je me suis dis qu’un daltonien plongé là-dedans pouvait avoir quelque chose d’intéressant. C’est comme cela pour tout. Et ce qui a été lancé dans les premiers romans avec « Momo » m’a permis d’écrire celui-là en revenant aux sources, comme d’expliquer la façon dont Maurice est devenu daltonien. Un de vos ouvrages, Tirez sur le caviste, va bientôt être sur les écrans de télé, cela doit être un plaisir… C’est vrai, d’autant que c’est la première fois qu’un de mes livres est adapté. Et c’est celui que je pensais le moins adaptable de tous. Je n’ai pas encore vu tout le film, mais cela permet d’appréhender une autre facette de ce que l’on a écrit. Car la réception d’un livre et d’une histoire est différente selon chacun, son passé, sa culture. Le casting avec notamment Niels Arestrup est très réussi. Et maintenant, une sélection pour le Prix SNCF du polar. Heureuse ? Oui. L’idée que certaines personnes apprécient mon travail est quelque chose de forcément important. |
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Premier auteur à se plier au jeu de l'interview pour cette sélection automnale de la 9e édition du Prix SNCF du polar, Sébastien Gendron évoque son pr...
Premier auteur à se plier au jeu de l’interview pour cette sélection automnale de la 9e édition du Prix SNCF du polar, Sébastien Gendron évoque son premier roman Le Tri Sélectif des Ordures et son parcours. Sébastien Gendron, qui êtes vous ? Je suis originaire de Bordeaux. J’y suis allé à l’école, pas vraiment toujours en étant un élève modèle, puis j’y ai fait des études de cinéma. Parisien d’adoption, je suis ensuite devenu assistant réalisateur. J’ai réalisé des programmes courts pour le service public, des films d’entreprises. En parallèle, cela fait quelques années que j’écris. D’abord des nouvelles et puis des choses un peu plus longues. Et depuis quelques mois, les chosent s’accélèrent un peu pour moi d’un point de vue littéraire. En effet, Le Tri Sélectif des Ordures est sorti il y a peu ainsi qu’un autre ouvrage, le tome 2 des Mat-Sperone, Mes Amis Mortels. Racontez-nous la genèse du premier qui est en compétition pour le Prix SNCF du polar… J’avais cette idée en tête depuis un voyage à Miami. Et avec la conjoncture actuelle, je me suis dit qu’un tueur qui ouvrait un discount, ça pouvait bien cadrer. Mon texte a été publié par épisode dans la newsletter d’une librairie qui s’appelle Entre deux Noirs à Langon (33). Puis il est arrivé chez Bernard Pascuito… Et me voilà. C’est un livre très rythmé avec beaucoup d’humour, ce sont des choses importantes pour vous ? Oui. Je ne conçois pas d’écrire sans humour. J’aime bien mettre mes personnages dans la merde. Clairement. Car je n’aime pas les héros trop classiques qui arrivent sûrs d’eux et qui repartent en n’ayant rien appris, pas évolués. Sur le rythme, la contrainte des épisodes a beaucoup joué mais je pense que ce type d’écriture se prêtait bien à l’histoire. Je regarde pas mal de séries américaines et l’objectif de faire des épisodes en finissant par un cliffhanger (fin abrupte visant à créer un fort suspens) était aussi très présente. Ce qui donne le Tri Sélectif… Vos personnages sont vraiment bien campés. Dick tout comme son voisin, le docteur Braun. Certains sont inspirés de vos proches apparemment ? C’est vrai. Même si je ne ressemble en rien à Dick (rires). Je suis loin du Georges Clooney que j’évoque pour lui donner du corps. En revanche, il est vrai que le docteur Braun existe pour de vrai. Sans en dire trop, il s’agit d’un de mes meilleurs amis. Qui est vraiment psychiatre. Le cabinet dans lequel il exerce est d’ailleurs tout à fait authentique. Vous êtes originaire de Bordeaux, placer votre action à cet endroit était-il plus pratique qu’ailleurs ? Forcément, j’avais la connaissance des lieux, et même si je ne m’embarrasse pas de grandes descriptions, c’était bien que je puisse poser mon action dans un cadre connu. Et puis Bordeaux convenait bien à l’activité de Dick. Il y a une variété de paysages assez proches qui permettent d’aller le faire enterrer ses victimes. Dans une ville comme Paris, il y avait trop de possibilité pour que ça ne fonctionne pas. Et puis, j’avais envie de sortir de l’image traditionnelle des mafieux de PACA. Le Tri sélectif des ordures est votre premier roman, vous êtes déjà en lice pour la sélection automnale du Prix SNCF du polar, comment recevez-vous ça ? Je suis déjà vraiment très heureux d’être en compétition pour ce Prix car il est prestigieux. Maintenant, cet engouement m’oblige à me poser la question de la suite. Car jusqu’ici j’écrivais de manière très instinctive. Je vais avoir une petite pression pour la suite (rires). |
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Les votes pour la sélection estivale à peine terminés, voici que se présente la prochaine livraison de bons polars à apprécier sans modération. Ils so...
Les votes pour la sélection estivale à peine terminés, voici que se présente la prochaine livraison de bons polars à apprécier sans modération. Ils sont 6, 3 français et 3 européens à vouloir s’attirer vos faveurs. Il ne vous reste plus qu’à les découvrir et à voter pour vos préférés. En attendant de les avoir tous lu, voici un premier tour d’horizon. Dans la catégorie « polar français » : Montmartre, Mont des Martyrs de Chantal Pelletier aux éditions Gallimard 10 mai 1981. La France bascule. François Mitterrand est élu à la présidence de la République. Dans la liesse qui envahit les rues de Paris, une famille est assassinée dans son appartement. En 1984, le gouvernement fait face à de grandes manifestations. Tandis qu’il vient tout juste d’obtenir son concours de police, Maurice Laice est affecté dans son Montmartre natal. A travers ses péripéties on découvre la vie souvent surprenante d’un Paris en plein changement. Squats d’artistes, boîtes de travestis, galeries d’art, le programme est à la mesure du talent de l’auteure, Chantal Pelletier, qui propose un ouvrage de grande qualité. Le Tri sélectif des Ordures de Sébastien Gendron chez Bernard Pascuito Editeur Un bon polar, c’est souvent une bonne idée. Et de ce côté-là, Sébastien Gendron a fait fort. Son roman met en scène Dick, un entrepreneur bordelais qui décide de se lancer sur un nouveau créneau : l’assassinat low-cost ! Drôle, inventif et acide, Le Tri sélectif des Ordures n’est évidemment pas un long fleuve tranquille pour son héros qui, lorsqu’un client un peu particulier se présente à lui, voit son destin basculer. Un premier roman à ne pas rater ! La Fille de Carnegie de Stéphane Michaka chez Rivages New-York. La nuit. Un lieutenant à la brigade des homicides de Manhattan Nord, Robert Tourneur n’a pas très envie de rentrer chez lui. Survient alors un homicide au Metropolitan Opéra. Un homme frappé par trois trous de 9 mm tombe d’une loge en pleine représentation de La Flûte enchantée. L’agitation est réelle d’autant que l’homme n’avait rien à faire dans cette loge réservée à la riche héritière Sondra Carnegie, une critique très en vogue. Et alors que celle-ci semble s’être volatilisée, les autorités arrêtent un suspect appelé Lagana. Un ancien collègue de Tourneur. Commence alors une nuit de garde à vue entre ces deux hommes qui ne s’aiment guère… Huis clos stupéfiant et réussi, la Fille de Carnegie est à mettre entre toutes les mains. Dans la catégorie « polar européen » : London Boulevard de Ken Bruen aux éditions Fayard Du Sunset Boulevard de Billy Wilder au London Boulevard de Ken Bruen, il n’y a qu’un pas, qu’il faut savoir franchir. Et l’auteur réussit à merveille son pastiche noir de ce célèbre film des années 50 en plantant Mitch, quadra sur le retour, à la sortie de sa peine de prison pour grosse bagarre. Embarqué par Norton, son pote, dès son premier pas à l’air libre, il n’a pas envie du tracé préparé par son « alcoolyte » : appart, braquages, etc… Mitch décide alors de se mettre au service, comme homme à tout faire, d’une star de théâtre has been : Lillian Palmer. Jusqu’au jour où son passé le rattrape…. Du bon noir, classique et efficace de la part d’un auteur anglo-saxon qui a fait ses preuves. Scalpel de Campbell Armstrong aux Editions du Masque Habitué du Prix SNCF du polar, Campbell Armstrong revient avec une nouvelle pépite. Suite des aventures de l’inénarrable Lou Perlman, Scalpel a toujours comme toile de fond Glasgow. Après avoir été mis au repos par sa hiérarchie dans Colère Blanche, le sergent va reprendre du service. En recevant une main dans un sachet plastique à son domicile, son sang ne fait qu’un tour. D’autant qu’il apprend que le fils d’une amie, Betty, vient d’être retrouvé mort, sans les reins, le foie et le c½ur. Sa motivation n’est plus à trouver. Un polar cousu de fil d’or. Du petit lait ! Le Carré de la vengeance de Peter Aspe chez Albin Michel Bruges, la Venise du Nord, révèle tous ses secrets dans ce polar belge de grande qualité. On y suit les péripéties du commissaire Van In qui doit faire face à un vol de bijoux, puis à un kidnapping. Bien campé, notre flic est un amateur de bière, fumeur invétéré. Une gueule belge que l’on ne se lasse pas de voir évoluer. D’autant que s’il avait mis un temps ses idéaux de jeunesse de côté, ceux-ci semblent de retour alors qu’il s’énamoure du substitut du procureur, Hannelore Martens… |
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Clos jeudi dernier, le 11 septembre, les votes pour la sélection de l'été ont révélé deux vainqueurs de talent. Ce sont A-W Rosto et Nick Stone qui pa...
Clos jeudi dernier, le 11 septembre, les votes pour la sélection de l’été ont révélé deux vainqueurs de talent. Ce sont A-W Rosto et Nick Stone qui participeront à la finale de cette 9e édition. Encore une fois, vos votes ont été nombreux afin de désigner vos polars préférés lors de cette sélection estivale de la 9e édition du Prix SNCF du polar. Et le choix des urnes est implacable. Ce sont A-W Rosto avec Ténèbres et sang chez Buchet Chastel pour le polar français et Nick Stone avec Tonton Clarinette chez Gallimard pour le polar européen, qui remportent vos suffrages. Deux polars aux univers profonds, fouillés et à l’intrigue d’une grande qualité. Le premier, écrit par le Français A-W Rosto est un petit bijou de rythme, de fluidité. Les thématiques abordées sont riches et l’intrigue ne laisse pas un moment de répit au lecteur. Sur fond d’enlèvement d’enfant, Ténèbres et sang ne la joue pas classique. Ce qui est aussi le cas de Tonton Clarinette de Nick Stone. Cette plongée au c½ur d’Haïti est une aventure de tous les instants. On s’y initie au vaudou, on tremble en même temps que le héros avance dans les méandres de l’énigme qu’il doit résoudre. Et les personnages sont façonnés avec beaucoup de talent. En piste aux côtés de Karine Giebel pour Les Morsures de l’ombre au Fleuve Noir et de L’Otage d’Olav Hergel chez Gaïa, A-W Rosto et Nick Stone seront de sérieux prétendants à la récompense finale. Bientôt, 6 nouveaux polars seront soumis à vos votes pour la dernière ligne droite des sélections, celle de l’automne, avant l’élection finale. La commission du Prix SNCF du polar va se réunir ce jeudi afin de choisir les nouveaux ouvrages. Soyez donc attentifs dans les jours qui suivent puisque cette sélection vous sera révélée très prochainement… |
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Tandis que la sélection automnale du Prix SNCF du polar devrait bientôt arriver et que l'été souffle ses derniers instants, la rentrée est là. Mais ri...
Tandis que la sélection automnale du Prix SNCF du polar devrait bientôt arriver et que l’été souffle ses derniers instants, la rentrée est là. Mais rien d’alarmant à cela. Voici un petit guide 100% polar pour garder le moral en ce début septembre. Lisez, relisez et votez Avant de découvrir la sélection automnale du Prix SNCF du polar qui sera encore une fois de très haute qualité, plongez ou replongez-vous dans vos ouvrages préférés des derniers mois afin de ne pas faire d’erreur dans votre jugement. Car parmi ceux-là figurent peut-être les grands gagnants de la 9e édition. Un auteur bientôt culte en puissance. Si Olav Hergel et Karine Giebel, finalistes printaniers, sont déjà en lice pour la distinction ultime, lequel des 6 actuellement en piste mérite d’accéder à la finale ? C’est vous qui le décidez. Donc à vos souris avant la date de fin des votes prévue le 11 septembre. Soyez attentifs à ce qui se passe près de chez vous D’ici quelques semaines, le Prix SNCF du polar sera de retour dans les régions. Chambéry, Nantes, Lamballe, Tours et Reims pourraient bientôt revêtir leurs habits les plus noirs afin d’accueillir des événements exceptionnels signés Prix SNCF du polar. Et près de chez vous, c’est aussi au bout de la souris. Découvrez par exemple une exposition virtuelle créée par la cinémathèque française sur les affiches françaises du film noir américain (http://cinema.film-noir.bifi.fr/). Sur les écrans La rentrée est riche en fiction abordant le monde du polar. Pour les amateurs de séries made in USA, les chaînes françaises programment des petits bijoux chaque semaine. Ainsi M6 diffuse la saison 5 inédite de NCIS, la Naval Criminal Investigative Service, qui met en scène une équipe d'agents spéciaux chargés des investigations criminelles de la Marine de Etats Unis. 5ème saison inédite aussi pour Cold Case sur Canal+, et 4ème sur France 2. Côté français, Palizzi, la série humoristique de Jean Dujardin avec Arsène Mosca en ex-tolar qui tente de se réinsérer revient sur 13ème rue. A voir aussi sur W9, la nouvelle série Duval et Moretti, duo français à la Starsky et Hutch. |
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Premier auteur étranger à répondre à nos questions pour cette sélection estivale, Chris Haslam est le talentueux auteur d'Alligator Strip. Avec une vi...
Premier auteur étranger à répondre à nos questions pour cette sélection estivale, Chris Haslam est le talentueux auteur d’Alligator Strip. Avec une vision très britannique, il nous accorde une interview. Rencontre. Monsieur Haslam, vous n’êtes pas très connu des Français, pouvez-vous nous parler de votre parcours et de votre vie… Comment êtes-vous devenu écrivain ? J’ai grandi dans la campagne anglaise, dans une ferme où il n’y avait pas de télévision. Deux alternatives s’offraient à moi, photographier la nature ou lire. Mon père a encouragé la première pratique tandis que ma mère s’est occupée de la seconde. Je dévorais les livres, qui étaient pour moi comme autant de films ou émissions de télé mais sur lesquels je pouvais poser ma propre bande originale. A 12 ans, les Sex Pistols passaient à la radio et je commençais à écrire mes propres histoires en m’inspirant des souvenirs de guerre des vieux du coin. A 15 ans, je jouais du punk et j’étais sûr que je pourrai écrire des romans. Enfin, à 19 ans, tandis que je travaillais dans un camp d’été du Maine aux Etats-Unis, à apprendre aux jeunes riches new-yorkais comment faire de la photo, j’ai rencontré un auteur local appelé Stephen King. Je lui ai demandé comment devenir écrivain. Sa réponse tint en 5 mots : « mille mots par jour, gamin ! » Plus tard cet été-là j’ai rencontré Michael Herr, l’auteur du classique Despatched sur la guerre du Vietnam. A la même question, il répondit : « tu ne peux pas écrire sur quelque chose que tu n’as pas vu ». Alors je suis sorti pour voir et j’en ai écrit 1000 mots par jour. Comment travaillez-vous à l’écriture de vos romans, quelles sont vos méthodes ? Un roman ressemble à une déclaration faite sous la contrainte dans un poste de police. Il faut que ce soit à 100% inattaquable avec des alibis, que les preuves corroborent et que la vérité soit incontestable. N'importe quel auteur suspecté d’incongruité aurait failli dans son travail. Ainsi pour être crédible, il faut que les meilleurs mensonges soient à 99% vrais et que le reste soit la clef. Pour Alligator Strip, je me suis installé à Fort Myers Beach et à Everglades City. J’ai fréquenté les foires aux pièces, visité des armureries et des boîtes de striptease. Oh comme j’ai souffert ! Quels sont les éléments qui font un bon roman d’après-vous ? Quels sont ceux que vous privilégiez ? La crédibilité est la clef. Il faut aussi de bons dialogues, des échanges entre les personnages car ne je connais personne qui parle en paragraphe. Quoi que je ne fréquente aucun Italien (rires). L’intrigue est peut être moins importante finalement. La vie est une continuité d’aventures. Et même si certains écrivains souhaitent absolument clore leurs histoires, leurs chapitres et que depuis que je vends des livres, je m’y efforce, il n’est jamais certain que mes fins soient heureuses. Au final, le lyrisme prime sur le reste. J’aimerais écrire comme Tom Waits écrit ses chansons ou comme Mathieu Kassovitz réalise ses films. Vous êtes très corrosif dans cet ouvrage, l’humour est important pour faire un bon polar ? L’humour est important à tout moment Je suis à moitié Irlandais. Nous faisons des blagues aux enterrements… Comment cette idée de trafic de pièces vous est-elle venue ? Vous êtes un collectionneur endormi ? Ne rentrons pas trop dans les détails. Disons simplement que je connais ce gars, qui avait un plan et qui s’est fait battre par la loi et qui aujourd’hui purge une peine de 20 ans au pénitencier de l’Alabama. Ce qui nous a séparé, c’est que j’avais le plan et que j’avais la possibilité d’écrire un roman dessus ou de mettre en pratique la théorie. Parfois, je me demande si j’ai fait le bon choix ! Le rêve américain est drôlement cabossé dans votre ouvrage, pourquoi ? Quels liens avez-vous avec les Etats-Unis pour être si rosse avec eux ? Comme je l’ai dit, je connaissais ce gars, qui avait un plan… Martin est vraiment un drôle de personnage, cela a du être un plaisir de le faire évoluer dans cette histoire… Martin est un idiot, mais il est réel. Il ment, mais c’est un génie. Il se saborde mais avec honneur. Il prétend être un dur mais il est faible et vulnérable. Je crois que Martin Brock est le plus honnête et crédible anti-héros que je connaisse. Cette fin si particulière est un vrai pied de nez pour notre héros. Cela vous plait que l’on ne s’y attende pas ? La vie n’est pas faite d’heureuses fins. On zigzague d’une crise à l’autre, jours après jours, semaines après semaines, années après années jusqu'à ce que ça nous tue. Le bonheur n’est pas un droit de l’homme. Quelles émotions éprouvez-vous à l’idée d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? Je suis honoré et complètement exalté d’avoir été choisi. Merci à vous. |
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Troisième et dernier auteur français à répondre à nos questions, A.W. Rosto entretient le secret, et donc le mystère, sur son identité. Son activité p...
Troisième
et dernier auteur français à répondre à nos questions, A.W. Rosto entretient le
secret, et donc le mystère, sur son identité. Son activité professionnelle
l’empêchant de signer sous son propre nom. Qu’à cela ne tienne, le lecteur
plonge facilement dans son aventure trépidante l’emmenant sur les traces d’un
tueur d’enfants aux rites aztèques pour le moins effrayants. Le
fait d’avoir étudié la psychologie criminelle vous aide-t-il dans l’écriture de
polars ? Dans
votre roman, il y a beaucoup de mouvements et de lieux différents. Cette notion
de mouvement est-elle indispensable pour le déroulement d’une enquête ? Vous
semblez être un auteur fasciné par le rôle des agents secrets. Avez-vous des
auteurs modèles ayant érigé des agents secrets comme personnages cultes ? Ténèbres
et sang traite des kidnappings et des infanticides. L’enfant représente-t-il
une cause chère, et/ou particulière à vos yeux ? Cette
cause de l’enfant aurait-elle un lien avec votre activité civile ? D’où
vous est venue l’idée de la mise en scène des rituels aztèques ? Etes-vous
spécialement fasciné par ce peuple ? Comme
de nombreux auteurs de polars, vous avez réalisé une trilogie. Qu’est-ce qui
vous plaît dans ce procédé ? Pourquoi
avez-vous pris comme pseudonyme d’auteur le nom de votre personnage agent
secret ? Serait-ce une mise en abime de votre vie, du moins une facette ? Et
pour finir, quel est votre sentiment sur votre sélection pour le Prix SNCF du
polar ? Qu’est-ce que cela représente pour vous ? |
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Deuxième auteur français à se soumettre au jeu des questions-réponses dans notre sélection de l'été, Antoine Chainas propose Versus, son second polar....
Deuxième auteur
français à se soumettre au jeu des questions-réponses dans notre sélection de
l’été, Antoine Chainas propose Versus, son second polar. Beaucoup plus
noir et cynique que le premier, Versus ne laisse aucun lecteur
insensible. Antoine Chainas s’en explique. Nazutti semble être
un policier rempli de haine envers toute l’humanité. Puisque vous êtes le
créateur de ce personnage, pourriez-vous nous détailler ce qu’il aime dans la
vie ? Et quels éléments vous ont inspiré ce personnage aussi sombre ? La défense de la
cause de l’enfant, est-elle la seule raison de vivre de Nazutti et sa seule
part visible d’humanité ? Pourquoi avez-vous
choisi de ne jamais nommer expressément la ville méditerranéenne où se situe
l’action ? Vous n’avez pas
lésiné sur le vocabulaire familier, les grossièretés et les insultes.
Comprenez-vous que cela puisse choquer des lecteurs ? Quel est votre but en
accentuant les traits haineux et grossiers de votre personnage ? Choquer,
provoquer ? Le contrepoids du
personnage d’Andreotti sert-il à contraster le caractère de Nazutti ou à
l’atténuer par le bien ? Beaucoup de lecteurs
se demandent si votre propre personnalité a été entachée par la noirceur et la
violence de Nazutti, puisqu’il est le fruit de votre imagination. Que
répondez-vous à cela ? Autre remarque des
lecteurs, ceux qui vous ont découvert grâce à votre premier roman disent à
l’unanimité que l’intrigue de Versus est plus aboutie, mieux ficelée.
Comment avez-vous travaillé votre style et votre écriture pour
progresser entre vos deux premiers romans ?
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Journaliste au Monde, Yves Mamou propose avec Camelia.came son premier roman. Une plongée au c½ur du monde de la drogue, des fleurs et de l'islamisme....
Journaliste au Monde, Yves Mamou propose avec Camelia.came son premier roman. Une plongée au c½ur du monde de la drogue, des fleurs et de l’islamisme. Un ouvrage fourni et prenant autour duquel l’auteur a accepté de parler. Yves Mamou, vous êtes journaliste, vous êtes déjà auteur de diverses publications (Parents à charge ; C’est la faute aux médias, etc.), racontez-nous comment vous avez passé le cap de l’écriture de polar… et pourquoi ? Les journalistes ne sont pas des écrivains. Ils travaillent avec 400 mots et leur style se résume à un agencement plus ou moins heureux de techniques d’expression que l’on enseigne dans les écoles. Un langage appauvri raréfie l’imagination et bloque la réflexion. J’ai voulu savoir si j’étais devenu un automate ou si j’avais gardé une certaine individualité. Vous aviez depuis longtemps envie de quitter « le réel », l’enquête, pour la fiction ? La fiction et le journalisme sont pour moi deux moyens différents d’aborder le réel. Le journaliste restitue au lecteur l’action des acteurs économiques ou politiques: qui a dit ou fait quoi, où et quand. C’est l’exactitude qui compte. La fiction peut aider à voir le monde et les personnes au delà des apparences. C’est comme le cinéma, la première fois que l’on filme un verre sur une table, on a l’impression de voir vraiment le verre pour la première fois. Mais le lendemain, cette perception s’est émoussée. Pour retrouver l’émotion initiale face à l’existence du verre, il faut le mettre en scène dans une fiction. Par l’imagination et la fiction, on revient au réel Qu’est ce qui vous inspire ? La violence contemporaine me fait peur. Nos parents couraient le risque de mourir à la guerre. Nous courrons tous le risque de mourir assassinés par un attentat en France ou à l’étranger. Comment est née cette idée de polar ? J’ai raconté un jour à un copain que je venais d’envoyer des fleurs à ma mère par Internet ! Il a ouvert des yeux horrifiés et m’a raconté que des gens avaient eu leur vie bousillée parce que quelqu’un avait interverti leurs envois : le bouquet de la maîtresse avait été envoyé à la femme légitime. Je n’ai pas de maitresse, mais j’ai trouvé l’histoire totalement cinématographique. Et je l’ai gardé en moi pendant deux ans. Je n’arrivais pas à l’oublier. Camelia.came est ce que j’ai trouvé de mieux pour m’en débarrasser. Pourquoi avoir décidé de mêler ces différentes histoires (Colombie, réseaux islamistes) ? Ces histoires ne sont pas différentes. Il y a une réelle similarité entre le terrorisme islamiste et le trafic de drogue. Al Qaeda, le Hezbollah et le Hamas palestinien ont monté des réseaux mafieux dans la zone de la triple frontière en Amérique Latine (Paraguay, Brésil, Argentine). Ils se sont implantés dans ce haut lieu du trafic de drogue pour acheminer la cocaïne en Europe et au Moyen Orient. Ils se financent en partie ainsi. Le Hezbollah contrôle toute la plaine de Martucci et le préfet tiennent des propos cyniques sur l’idée qu’une affaire de cocaïne peut aider à faire oublier un échec dans la lutte contre le terrorisme. Avez-vous voulu signifier que le citoyen moyen n’y voit « que du feu » ? Détenir une parcelle de pouvoir oblige à devenir cynique et manipulateur. Mais ce n’est pas pour cela que j’ai mixé terrorisme et trafic de drogue. En fait, j’ai voulu donner un rôle au hasard. Dans les romans policiers classiques, le flic remonte petit à petit la piste et déboucle seul une effroyable machination. Tout est lié. Michael Connelly fait ca génialement bien. J’adore lire l’inspecteur Bosch, mais je ne pourrai pas l’écrire car je ne prends pas les super héros au sérieux. Mon flic a moi est une caricature de fonctionnaire corse, il a un côté monsieur tout le monde, il est tout à la fois sympa et antipathique, il est honnête autant qu’on peut l’être et surtout il a de la chance et un peu de talent. Le commissaire tient le fil terroriste entre ses doigts et quand ce fil se casse, il tente de repartir sur autre affaire … qui lui permet de conserver son poste, mais aussi le ramène à l’affaire initiale. Sans un peu de chance, rien ne se fait. Qu’est ce qui a été le plus difficile dans l’écriture de ce polar, pour vous journaliste ? Camelia conduit trois histoires parallèles, la drogue, le terrorisme islamiste et les histoires de c½ur de Nathalie… Chaque fois que je modifiais un détail, il fallait reconstruire la chaîne différemment. Ca m’a donné du mal. Si j’avais été plus aguerri, j’aurais perdu moins de temps. On imagine que comme journaliste vous devez être très pris par votre travail. Comment avez-vous oeuvré à l’écriture de Camélia.came ? Mon insomnie chronique m’a aidé à ne pas léser mon employeur et ma famille. Depuis combien de temps aviez-vous ce roman en vous ? J’ai porté l’idée pendant deux ans, j’ai mis presque trois ans à l’écrire. Mais j’ai mis vingt ans à comprendre qu’il ne fallait pas se brider et qu’on pouvait alterner le roman et le journalisme sans léser l’un et l’autre. Qu’est ce qu’un bon polar selon vous ? Ce n’est pas un genre figé. Il y a de tout. J’ai adoré les premiers romans de Daniel Pennac car il renouvelait le genre policier avec la famille Malaussene. Est ce que Millenium du suédois Stieg Larsson est un polar ? Les seuls flics qu’il y a dedans sont des méchants ! Et pourtant, quel suspense ! Quels personnages ! Quel souffle ! Un bon polar c’est comme un bon roman, ca vous déstabilise, mais vous aimez ça ! A qui envoyez-vous des fleurs ? Et pourquoi ? A ma maman pour la fête des mères et son anniversaire. Pour ma femme, j’en achète sur un coup de c½ur quand je passe devant l’étalage d’un fleuriste qui arrange sa vitrine avec goût. Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar. Ce doit être une émotion particulière d’être déjà sélectionné avec ce premier roman ? Que pensez-vous d’une manière générale de ce Prix ? Vous ne pouvez pas savoir comme ça me fait du bien d’avoir été sélectionné. Ca veut dire que ce que j’ai exposé de moi dans ce texte a été remarqué et apprécié. Et ce Prix SNCF du polar en particulier me touche car je suis le fils d’un cheminot. Pendant toute mon enfance, j’ai feuilleté «
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Ils ont le sourire, forcément, puisqu'ils sont les premiers finalistes de la 9e édition du Prix SNCF du polar. Quelques jours après le verdict de la s...
Quels
sentiments éprouvez-vous en apprenant que vous êtes finaliste du Prix SNCF du
polar ? Vous
attendiez-vous à cette place en finale ? Qu’est
ce que cela représente pour vous ? Est-ce une déjà une consécration ? |
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3 polars français et 3 polars européens, voici donc la grande nouveauté ! A partir de cette sélection de l'été, dorénavant, le Prix SNCF du polar mett...
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polars français et 3 polars européens, voici donc la grande nouveauté ! A
partir de cette sélection de l’été, dorénavant, le Prix SNCF du polar mettra en
compétition 6 romans à chaque saison. Ce léger changement du règlement
permettra ainsi de faciliter l’accessibilité des ouvrages aux lecteurs, de plus
en plus nombreux à participer à la vie du Prix. Dans
la catégorie « polar français » : Ténèbres
et sang d’Alexander W. Rosto aux éditions Buchet Chastel. Versus
d’Antoine Chainas aux éditions Gallimard. Dans
la catégorie « polar européen » : L’encombrant
Mister Kitchen de Charles Higson aux Editions du rocher. Tonton
Clarinette de Nick Stone aux éditions Gallimard. |
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La tension est maximale depuis la fin des votes de la semaine dernière, les suffrages électroniques et autres bulletins papiers sont désormais comptab...
La tension est maximale depuis la fin des votes de la semaine dernière, les suffrages électroniques et autres bulletins papiers sont désormais comptabilisés. Et les résultats sont sans appel. Karine Giebel avec Les Morsures de l’ombre et Olav Hergel pour L’Otage seront en finale de la 9e édition du Prix SNCF du polar. Polar français : Karine Giebel, Les Morsures de l’ombre, chez Fleuve Noir Avec son huis-clos étouffant et de haute tenue, Karine Giebel a su vous tenir en haleine. Et elle est récompensée par une place en finale pour son troisième roman Les Morsures de l’ombre. Elle y raconte l’histoire d’un policier séquestré par une jeune femme qui a décidé qu’il était le meurtrier de sa s½ur jumelle, disparue de nombreuses années auparavant. Prenante, cette histoire frappe par son originalité et la maîtrise du sujet évoqué sans être trop redondante dans les échanges entre la geôlière et le détenu. Les personnages ont du caractère et leurs personnalités sont profondes, ce qui permet au récit de prendre corps et de rester prégnant à la mémoire du lecteur. On tourne les pages avec frénésie, et l’idée de reposer l’ouvrage sans en avoir découvert l’ultime clef est impensable. Un style délié au service d’un polar de belle tenue et efficace. Polar européen : Olav Hergel, L’Otage, chez Gaïa Critique à l’égard de la société danoise, Olav Hergel en est un observateur de choix puisqu’il y est journaliste depuis de nombreuses années. Particulièrement sensibilisé à la thématique de l’immigration qui tisse le récit de L’Otage, il a longtemps exploré dans son métier, les recoins de la vie des laissés-pour-compte du si lisse Danemark. L’occasion pour lui, à travers cet ouvrage d’approfondir son travail originel, de démonter certains stéréotypes qui touchent son pays natal, mais aussi de réaliser un plaidoyer pour un journalisme de qualité qu’il tente de défendre depuis de nombreuses années. Récipiendaire du Prix Cavling pour un article sur les camps de rétention, Olav Hergel, avec cette sélection en finale, prouve que son combat est juste puisqu’il a su sensibiliser les lecteurs du Prix SNCF du polar avec cette fiction aux couleurs autobiographiques sur fond de polar. |
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Quand y'en a plus, y'en a encore. A peine la sélection du printemps terminée, les animations de la sélection de l'été se peaufinent en coulisses, et v...
Quand y’en a plus, y’en a encore. A peine la sélection du printemps terminée, les animations de la sélection de l’été se peaufinent en coulisses, et vous réservent déjà de nombreuses surprises. Pour les amoureux du polar, le mois de juin 2008 sera inoubliable. Depuis le jeudi 22 mai minuit, les votes de la sélection printanière sont clos. Pour le moment, vos suffrages sont très serrés, et il faudra patienter jusqu’au mardi 27 mai afin de connaître les deux premiers auteurs qualifiés en finale. Puis deux jours plus tard, le 29 mai, le Prix SNCF du polar aura l’honneur de vous présenter la sélection de l’été. Et à ce moment là, une nouvelle course de fond débutera pour les 8 romans en lice. A chaque saison, son Tour de France des régions, et le moins que l’on puisse dire c’est que l’été ne manquera pas d’animations fortes. Quatre dates sont à retenir, dès maintenant, sur vos agendas. Nantes, le 14 juin La cote de Gilda Piersanti (en photo) étant au top, les métropoles françaises s’arrachent la présence de notre lauréate de la 8e édition. Après Lyon et Bordeaux, c’est au tour de Nantes d’accueillir l’auteure de Bleu catacombes à l’occasion d’une rencontre-débat avec les passionnés du genre polar, suivie d’une traditionnelle séance de dédicaces. Friands d’anecdotes, et autres secrets de « fabrication », les lecteurs pourront en connaître davantage sur le parcours littéraire et la personnalité de Gilda Piersanti. Ce vif moment d’échanges se tiendra au sein de l’incontournable Librairie Coiffard à Nantes. Un jeu concours est prévu en marge de la rencontre, sous forme d’un QCM 100% italien. Limoges, le 24 juin Une fois sa présence honorée en région nantaise, Gilda Piersanti se rendra à Limoges. Ainsi, pas de jaloux ! Cette animation s’appelle « Les Experts : Limoges », et inévitablement les souvenirs de juin 2007 refont surface. Souvenez-vous du procès du personnage fictif de Maud Mayeras, ce sera basé exactement sur le même principe. Interventions de représentants de la police, de la gendarmerie et du monde judiciaire, à la différence qu’il s’agira cette fois de la mise en scène d’une enquête policière selon la trame de l’intrigue du roman Bleu catacombes. Ce jeu de rôles criant d’authenticité, on vous le promet, se déroulera dans le grand amphithéâtre de la Faculté de Droit de Limoges. S’en suivra la projection du film La Chambre des morts, adapté du roman éponyme de Frontignan, du 24 au 29 juin Ville héraultaise située entre Montpellier et Sète, Frontignan est connu pour un événement majeur organisé chaque année : le Festival International du Roman Noir (FIRN). Pour sa 11ème édition, le Festival a vu les choses en grand, en invitant notamment Colin Bateman, Pierre Bordage, Caryl Férey, Catherine Fradier, Jean-Marie Villemont. Tous étant des anciennes connaissances du Prix. Et pour la première fois, le Prix SNCF du polar sera partenaire du FIRN. Pendant 5 jours, les visiteurs régionaux pourront découvrir, ou redécouvrir, le charme et la singularité du Prix SNCF du polar sur son stand. Une énigme sera également proposée, dont l’auteur est quelqu’un que vous connaissez très bien... Amiens, le 24 juin Après le succès de sa toute première animation en novembre dernier, la direction de la communication externe SNCF à Amiens se lance dans une nouvelle opération pour ravir ses fidèles lecteurs. Afin de préserver l’effet de surprise, nous ne pouvons rien vous dire de plus. La patience n’est-elle pas propre au Sage ? Alors patientez, vous ne serez pas déçus. |
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Quatrième et dernier auteur européen à se soumettre au jeu des questions-réponses, Gianrico Carofiglio présente son tout premier polar Témoin involont...
Quatrième et dernier auteur européen à se
soumettre au jeu des questions-réponses, Gianrico Carofiglio présente son tout premier
polar Témoin involontaire. Un récit
troublant d’authenticité sur le parcours judiciaire d’un coupable idéal et le
déroulement de son procès. Et pour cause, dans le civil, Gianrico Carofiglio
est procureur de la République italienne, et connaît parfaitement les rouages
de la machine judiciaire de son pays. Témoin involontaire est votre
premier roman. Qu’est-ce qui vous a donné envie d’écrire, et cette histoire en
particulier ? Vous êtes magistrat de métier mais votre
personnage principal est avocat. Pensez-vous que c’est la fonction la plus
appropriée pour explorer la machine judiciaire en Italie ? Comment expliquez-vous que votre personnage
devienne aussi facilement attachant ? C’est grâce à sa part de fragilité,
commune à tout le monde ? A travers l’histoire de Guerrieri, faut-il
comprendre que derrière chaque personne se cache un être humain foncièrement
bon ? Votre roman est comme une goutte d’espoir pour le sort de
l’humanité ? Vous évoquez le racisme dans la société
italienne. Quel état des lieux faîtes-vous de ce racisme ambiant dans la vie
civile mais aussi dans le monde judiciaire ? Vous continuez une série de romans avec
Guerrieri. Pourquoi cela ? C’est pour mieux explorer et raconter le
système judiciaire italien ? Quel est votre sentiment sur votre participation au Prix SNCF du
polar ? |
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Auteur de renom, Jean-Paul Nozière est en compétition avec Je vais tuer mon papa dans cette sélection du printemps. Il prend le temps de répondre à no...
Jean-Paul Nozière, même si vous êtes une figure de la littérature contemporaine, pouvez-vous vous raconter un peu pour les lecteurs qui ne vous connaissent pas… Qui êtes-vous ? C’est une question très difficile. Pour un auteur de polar, on pourrait imaginer que j’ai eu une vie tumultueuse, que j’ai baigné dans des histoires un peu louches. Pas du tout. J’ai une vie tout ce qu’il y a de plus normal (rires). J’ai été professeur et suis venu à l’écriture parce que j’avais une vraie passion pour les livres et ce qu’ils contenaient d’histoires. Une passion héritée d’un passé familial où la littérature était très présente… C’est vrai. Chez nous, quand j’étais enfant, il y avait beaucoup de livres, de journaux. Et un grand respect pour cela. Mon père était un lecteur et un acheteur compulsif de livres. Et je suis devenu un peu comme ça aussi. J’ai lu très tôt et très vite : j’ai accompagné mes parents, qui étaient instituteurs à l’école, dès mes premières années. Sur votre site Internet, vous parlez volontiers de la genèse de vos ouvrages, et il n’y a rien sur Je vais tuer mon papa, pourquoi ? Et comment est venue l’idée de ce livre ? Je l’ai fait volontairement car je n’avais pas envie d’expliquer pourquoi. Mais il y avait des thématiques que je souhaitais aborder. Comme la folie. Celle-ci est présente à plusieurs stades dans mon roman. D’abord dans le couple Chad-Pénélope, puis avec Kitty et enfin avec Vronski. Trois choses m’ont ainsi beaucoup intéressé dans l’écriture de ce polar. Parler de la violence, qui n’est pas qu’urbaine, dans un cadre provincial. Parler des arts primitifs qui me touchent vraiment beaucoup et de la folie comme je viens de le dire. C’est pour cela que vous avez choisi cette ville de Sponge comme toile de fond. Avec tout ce que la génétique d’une petite ville de province implique ? Oui. Sponge est un lieu idéal pour cela. C’était le cas pour d’autres romans que j’ai déjà écrits. Il m’avait été reproché dans certains de mes ouvrages une trop proche ressemblance avec des lieux familiers. Avec Sponge, je n’ai plus ce problème (rires). Et cet environnement correspond bien à l’ambiance que je souhaite rendre. Celle d’une province qui est parfois statique, qui étouffe où les rumeurs circulent. Pour montrer que la fameuse violence dont je parlais précédemment peut être différente. Vronski incarne cette violence, cette folie extrême que vous souhaitiez montrer, il est l’archétype du héros qu’on adore détester… C’est vrai. C’est comme ça qu’il apparaît au début du livre. La scène d’ouverture ne plaide pas vraiment en sa faveur. Moi aussi, j’ai adoré le détester au début puis au final, on se rend compte que ce type est dans une spirale, qu’il tombe et qu’il faut quand même lui accorder un petit crédit. Car il n’a pas beaucoup de barreaux pour remonter l’échelle. Les femmes, de tous les âges, sont très présentes dans Je vais tuer mon papa. Pourquoi ? C’est drôle que vous remarquiez ça car quand j’ai commencé à écrire, on me faisait remarquer qu’il y en avait peu. Aujourd’hui, la tendance semble s’inverser. Pour faire une réponse convenue, ça doit être parce que j’aime les femmes, mais je ne sais pas vraiment pourquoi elles sont si présentes ! Ca vient tout seul. Qu’en pense votre femme ? Il faudrait lui demander, mais je serai obligé de contrôler sa réponse (rires). Après autant de romans écrits, qu’est ce qui vous anime encore ? L’envie. Simplement. J’aime raconter des histoires et je prends un vrai plaisir à les écrire. Car si je n’avais plus ça, je ne sais pas pourquoi je passerais autant d’heures dans mon bureau. L’écriture n’a jamais été ma façon de gagner ma vie, j’ai toujours eu un métier à côté, donc je continue. Et quand ça sera fini, j’irai faire du vélo… Ou du saxo, comme Chad. Dernière question. Vous avez déjà reçu de nombreuses récompenses. Comment vous sentez-vous à l’idée d’être sélectionné pour le Prix SNCF du polar ? Ce serait mentir que de dire que ça ne me fait rien. C’est toujours un plaisir de se dire que des gens ont partagé une histoire que vous avez écrite. Et l’ont appréciée. Je suis très heureux d’être sélectionné pour cette 9e édition. |
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Journaliste de renom dans son pays, le Danemark, Olav Hergel est en compétition avec son premier polar, L'Otage. Un pamphlet étonnant sur la presse, l...
Journaliste de renom dans son pays, le Danemark, Olav Hergel est en compétition avec son premier polar, L’Otage. Un pamphlet étonnant sur la presse, la politique et la société de son pays. Interview. Olav Hergel. Quel a été votre parcours jusqu’à l’édition de L’Otage ? J’ai toujours été journaliste. La réalité est ce que je maîtrise le mieux. Chaque fois que j’ai essayé d’écrire de la fiction, j’ai arrêté après une page. J’écrivais faux. Et puis, il s’est passé des choses un peu spéciales dans mon ancien journal lorsque j’ai voulu relater des histoires concernant des réfugiés. Je n’étais pas mal traité par mon ancien chef, mais à chaque fois que nous parlions de ce problème, nous n’étions pas d’accord. Alors j’ai écrit 50 pages en une semaine sur ce sujet et je les ai montrées à un ami éditeur. Je lui ai demandé ce qu’il en pensait, il était fasciné. J’ai donc pris 3 mois de congé sans solde et j’ai rédigé ce livre, en trombe. J’ai ensuite changé de journal. Mais je me considère plus comme un journaliste que comme un auteur. Le réalisme est primordial pour moi. Même quand j’écris de la fiction. Quel genre d’écrivain êtes-vous ? Je pense me ranger dans la catégorie des écrivains politiques. Je veux expliquer comment les politiques font tourner mon pays. Malheureusement ces derniers m’écoutent peu. Et tout ce que j’écris est politique. Je ne me considère ni de gauche ni de droite. Les politiques modernes ne sont pas faciles à définir. Selon les thématiques, je suis tantôt d’un bord, tantôt de l’autre. Comment avez-vous créé vos personnages ? A quel point vous ressemblent-ils ? Le personnage central était masculin au début, mais il était trop proche de ma réalité. C’est pour cela que je l’ai transformé en femme. J’ai ainsi pu lui faire faire tout ce dont j’aurais rêvé. Rikke est beaucoup plus intelligente, plus séduisante et a plus d’ennemis que moi. Elle est ce que de nombreuses femmes voudraient être. Elle abuse des hommes, elle boit, elle fume. Certains disent qu’elle ressemble à ma femme. Elle ne s’en plaint pas ! Tous les autres personnages sont proches de la réalité car c’est ce que je voulais décrire. Pourquoi avoir choisi le milieu du journalisme pour cette histoire ? Quelles relations avez-vous avec votre métier ? J’ai choisi de faire évoluer mes personnages dans ce milieu car je le connais bien. Et je suis assez critique avec celui-ci car je trouve que depuis un long moment, les questions de l’immigration et des réfugiés politiques ne sont pas posées. Je ne suis évidemment pas contre tout ce que le gouvernement fait dans ce secteur mais c’est notre devoir de journalistes de montrer les conséquences de ces politiques. Surtout quand vous travaillez dans un journal orienté à droite. En ces temps, ou le business de la presse est en régression, chacun campe sur ses positions, de peur de perdre sa place. C’est compréhensible mais pas glorieux. Je ne suis pas un héros, mais dans mon livre, je pouvais créer une héroïne. Etait-ce un exutoire d’écrire ce genre de livre à propos du journalisme et de la politique de votre pays ? Oui, ça l’était. Surtout parce que les gens aiment ce livre. Je ne sais pas si ça l’aurait été dans le cas contraire. Comme tous les auteurs, surtout les débutants, j’étais très nerveux des retours que je pourrais avoir… Et le livre a marché, il va même être adapté au cinéma avec des acteurs très connus au Danemark. Comme votre personnage, Arne Hansen, vous avez obtenu le Prix Cavling ? Qu’est ce que cela représente pour vous ? Ca n’est pas trop dur d’avoir obtenu la même récompense qu’un personnage aussi sombre ? Et bien, j’ai donné ce Prix à Arne Hansen, avant de le recevoir moi-même, c’était donc une amusante coïncidence. J’ai reçu cette récompense pour avoir décrit les conditions de vie d’enfants dans les camps de réfugiés qui se situent seulement à 14 kilomètres de Copenhague. Et c’est étrange de recevoir un Prix pour avoir raconté la misère des autres. Celui-ci me tient pourtant à c½ur puisque ça fait 20 ans que je pratique ce métier. Et même si Arne Hansen est sombre et même si l’on n’aime pas tout ce qu’il fait dans le livre, c’est un bon journaliste. Et je suis heureux d’avoir reçu le même prix que lui ! |
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Fine plume, affûtée grâce à de nombreuses expériences longitudinales dans la littérature et le journalisme, Patrick Pécherot est le deuxième auteur fr...
Fine plume, affûtée grâce à de nombreuses
expériences longitudinales dans la littérature et le journalisme, Patrick
Pécherot est le deuxième auteur français à se soumettre au jeu des
questions-réponses. Son polar captivant Soleil
noir dépoussière pour vous un chapitre de l’immigration en France aux
fortes réminiscences contemporaines. Fort de vos expériences dans le domaine de
la protection sociale, et de la presse syndicale, faut-il vous voir comme un
porteur de messages dans votre roman ? Les critiques littéraires disent de vos
romans qu’ils portent une mémoire sociale. Pensez-vous que tous les auteurs de
polar sont des témoins de leur époque ? On ne sait rien du nom de la ville où se déroule
l’histoire des braqueurs. Pourquoi laisser planer ce mystère ? Vous êtes adepte de l’écriture à la
première personne du singulier. Pourquoi ce choix ? Quel est l’avantage ou
l’intérêt, selon vous, du « je » ?
Que représentent pour vous ces deux
genres BD et polar ? Comment les définiriez-vous ? Quel est votre sentiment sur votre
sélection au Prix SNCF du polar ? Que représente ce Prix pour vous ? |
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Auteur écossais de talent, Christopher Brookmyre propose avec Faîtes vos jeux un roman d'espionnage de belle facture. Fourmillante d'idées et de rebon...
Auteur écossais de talent, Christopher Brookmyre propose avec Faîtes vos jeux un roman d’espionnage de belle facture. Fourmillante d’idées et de rebondissements, son ½uvre s’inscrit dans la tradition des classiques du genre. Avec de fortes références à James bond, so Scottish ! Monsieur Brookmyre, quel a été votre parcours avant cet ouvrage. Comment êtes-vous devenu l’auteur de Faites vos jeux ? J’ai grandi en lisant les James Bond de Ian Fleming. Quand j’étais enfant, les romans « pour ados » (comme ceux de JK Rowling ou Philip Pullman) n’existaient pas, alors je suis passé des B.D. d’Astérix aux romans d’espionnage sur la Guerre Froide. A douze ans, j’étais plongé dans Fleming et Ludlum. Ce qui a probablement forgé ma conception de ce que la fiction pour adultes doit être : des gentils, des méchants, du suspense et de l’action – même si l’influence d’Astérix est perceptible dans le ton de grosse farce de certains passages. Je voulais écrire un livre qui restitue l’univers de James Bond, qui nous est familier à tous, et le revisiter d’une façon qui le renouvelle et le dépoussière. C’est pourquoi j’ai substitué au super-espion viril et sûr de lui une grand-mère entre deux âges dont le regard nous sert de point de vue. Comment avez-vous eu cette idée de livre ? De travailler sur fond de secret industriel et de l’univers de l’armement ? Le monde de James Bond est celui des technologies avancées. Il m'a permis de laisser vagabonder mon imagination masculine, friande de gadgets, en installant les fabricants de ce type d'armes au centre de l'intrigue. Néanmoins, ceci est contrebalancé par la voix des deux narratrices principales, qui sont loin de baver autant devant ces « joujoux » pour garçons. Et si je vous dis comment j'ai obtenu toutes ces infos, je me verrai dans l'obligation de vous tuer... Dans le passage ou Ross évoque les inventions liées à des Ecossais, on sent que pointe une certaine fierté nationale, est-ce pour cela que vous faîtes tant référence à votre pays dans cet ouvrage ? Nous les Ecossais, nous aimons à rappeler au monde moderne que nous avons participé à sa création. Rappelez-vous que nous avons appris aux Brésiliens à jouer au football au début du vingtième siècle -en y repensant, c'était peut-être une erreur, d'ailleurs. Néanmoins, je souhaite tempérer cette juste fierté par une note de prudence concernant certaines de nos inventions, dont nous n'avons pas à être très fiers... C'est pour cette raison que j'ai inclus les armes. Si nous voulons le prestige des bonnes choses, il nous faut accepter la responsabilité des mauvaises. Quels liens avez-vous avec la France qui est très présente, elle aussi, dans ce livre ? Lorsque je travaillais pour le journal Screen International, je me suis rendu fréquemment dans le sud de la France pour le festival de Cannes et d'autres manifestations de l'industrie cinématographique. Je me sentais donc suffisamment familiarisé avec cet endroit pour le traiter de manière délibérément impressionniste dans mon livre. Je le montre à travers les yeux d'une touriste, d'une femme qui le voit comme un endroit de rêve et de sophistication (bien que je fasse quelques allusions à des réalités plus sordides). Je l'ai fait à dessein pour rappeler l'univers « irréel » des livres de Ian Fleming et des premiers films de James Bond, dans lesquels la Côte d'Azur représente un monde de luxe presque hors de portée, réservé aux puissants de ce monde. Et donc, en dépit du danger, le voyage de mon héroïne ressemble à des vacances dans un univers de rêves de jeune fille. La famille est évidemment une thématique forte au fil de toutes ces pages. Comment avez-vous composé celles-ci (celle de Bett et celle de Jane) ? Faites Vos Jeux! est un livre qui, en surface, parle d'espionnage mais si on creuse un peu, traite de la maternité. Il existe déjà une foule d'histoires pleines de héros virils à l'ego surdimensionné... Je voulais montrer le courage et le sens du sacrifice qui sont parfois nécessaires pour faire fonctionner une famille ordinaire. L'astuce, évidemment, est que ces qualités (secrètes et mésestimées) de Jane, qui lui ont servi à élever ses enfants, lui servent à survivre dans l'univers des espions. Quant à l'équipe de Bett, je l'ai dépeinte comme une famille un peu étrange, parcourue de chamailleries, dont la cohésion est maintenue tant bien que mal par une figure paternelle parfois tyrannique, mais désespérément en manque de mère. Cet aspect du roman est en fait basé sur le conte de fées La Belle et la Bête, d'où le nom des personnages. Qu’est ce qu’un bon polar pour vous ? Je cherche toujours à ce que mes fictions dépassent la réalité, mais seulement pour que cette exagération permette un regard plus lucide. Je pense aussi qu'un scénario qui repose sur l'exagération ou l'absurde doit être habité par des personnages ordinaires, terre-à-terre; ainsi le lecteur peut davantage se projeter dans ses propres réactions aux événements de la fiction. Si un scénario qui en fait trop est peuplé de personnages qui en font trop, il me semble que les deux s'annulent. Je veux créer un univers digne des films d'action d'Hollywood, mais qu'il soit empli de gens que je pourrais croiser dans la rue. Participer au Prix SNCF du polar avec ce livre était presque prédestiné tant la résonance de vos personnages (Nuno l’Espagnol, Bett l’Ecossais, etc.) est européenne. Quelle vision avez-vous justement de l’Europe ? Je ne crois pas qu'il y ait un genre « européen » de roman policier, et ne suis pas convaincu que cette lacune soit regrettable. Chaque pays, et peut-être chaque ville, devrait pouvoir servir de décor à des genres de roman très différents, avec des personnages tout aussi variés. Quels sentiments éprouvez-vous à l’idée d’être en compétition pour ce Prix SNCF du polar ? Qu’est ce que cela signifie pour vous ? Je suis très flatté, car c'est la première fois que l'un de mes livres est sélectionné dans sa version traduite. Je trouve très encourageant que les thèmes du roman puissent transcender les frontières nationales et culturelles, mais je veux également insister sur la qualité du travail de ma traductrice, Emmanuelle Hardy, qui mériterait probablement un doctorat honorifique en « culture populaire écossaise ». |
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Eminent journaliste, reconnu par ses pairs, Gene Kerrigan avait tout pour être un homme heureux. Mais au fond de lui, il ressentait un manque à comble...
Eminent journaliste, reconnu par ses pairs,
Gene Kerrigan avait tout pour être un homme heureux. Mais au fond de lui, il
ressentait un manque à combler, celui d’écrire un roman. A la petite semaine est son premier
polar, et vous transporte dans la société irlandaise avec un certain regard
critique. Interview d’un auteur attachant et attaché à sa nouvelle passion du
polar. Vous êtes journaliste de formation, et vous
venez donc de publier votre premier polar. Qu’est-ce qui vous a encouragé à
démarrer cette nouvelle carrière ? Ressentiez-vous le besoin d’une nouvelle
reconnaissance à travers l’étiquette d’auteur ? Pouvez-vous nous décrire votre sentiment lorsque
vous avez fini votre premier roman ? Selon vous, quels sont les points communs
entre un journaliste et un auteur de polars ? La dernière question à la quelle personne
ne peut y échapper : votre sentiment sur votre sélection dans le Prix SNCF
du polar ? |
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Première auteure de la sélection du printemps à répondre à nos questions, Karine Giebel se livre en exclusivité pour les internautes du Prix SNCF du p...
Première auteure de la sélection du printemps à répondre à nos questions, Karine Giebel se livre en exclusivité pour les internautes du Prix SNCF du polar. On découvre une romancière simple et fraîche, tout le contraire de ses Morsures de l’ombre, son ouvrage en compétition ! Karine Giebel, racontez-nous comment vous êtes venue à l’écriture de polars… L’écriture est une passion qui remonte à loin. Une sorte de virus contracté dans ma prime jeunesse ! Je me suis aperçue assez rapidement que mon écriture était noire, que mon imagination « collait » bien aux thèmes du polar. Je me suis donc lancée dans cette voie car elle me correspondait, tout simplement. Plaisir de construire une intrigue, un suspens, avec un genre littéraire qui permet de s’exprimer sur la société et laisse une grande liberté de style. Qu’est ce qui vous inspire ? Essentiellement, l’humain. Avec toute sa richesse, sa complexité, sa diversité. J’aime plonger mes personnages dans des situations difficiles, exceptionnelles, qui vont mettre en relief leur vraie personnalité, exacerber leurs qualités comme leurs défauts. Et puis, bien sûr, la société dans laquelle nous évoluons. Envie de parler de ce qui me révolte, notamment. Ou de ce qui m’interpelle. Comment est née cette idée de polar ? L’idée d’un huis-clos m’intéressait. Je m’étais déjà penchée, dans mon second roman, sur le thème de l’enfermement et j’avais envie d’explorer à nouveau ce domaine, mais sous un autre angle, avec des personnages et une situation bien différents. J’ai donc imaginé le début de cette histoire : un homme qui se réveille enfermé dans une cave, sans savoir comment il a atterri là, sans savoir ce qui l’attend… Un affrontement psychologique entre deux personnages, une sorte de tête à tête qui n’a rien de romantique ! Etait-ce important pour vous que le tortionnaire soit une femme ? Non, ce n’était pas spécialement important, mais j’ai trouvé que ça changeait un peu des « classiques » du genre. Vous alternez le récit avec divers points de vue, notamment entre Ben et Lydia, quel personnage a été le plus difficile à camper ? Le personnage le plus difficile à camper a sans doute été Lydia, très complexe, très torturée, même si c’est elle la tortionnaire ! Mais Benoît n’était pas simple non plus. De toute façon, je n’aime pas les « héros » parfaits, les personnages qui ne soient pas en demi-teinte. Qu’est ce qui a été le plus difficile dans l’écriture de ce polar ? Il fallait éviter certains pièges, dans lesquels il était facile de tomber. Le fait que ce soit un huis-clos pouvait conduire à une répétition ennuyeuse des situations, notamment. Une sorte de routine dans le déroulement de l’histoire que j’espère avoir réussi à éviter ! Vous semblez avoir beaucoup de sentiments pour Ben et vos personnages… J’ai toujours beaucoup de tendresse et d’attachement pour mes personnages, même s’ils ne sont que de papier et d’encre. Il est donc toujours difficile (pour moi !) de clore un roman, quelle qu’en soit l’issue, car il n’est pas évident de me séparer de mes personnages pour les livrer aux lecteurs… Qu’est ce qu’il y a dans votre cave ? Je n’en ai pas ! Dommage car ça me ferait gagner de la place pour le rangement. Un dernier mot sur le Prix SNCF du polar… Un vrai prix des lecteurs, auquel je suis très heureuse de participer avec mon troisième roman. |
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La remise des trophées de la 8e édition du Prix SNCF du polar passée, ce sont les 8 nouveaux sélectionnés du printemps qui se retrouvent sur le devant...
La remise des trophées de la 8e édition du Prix SNCF du polar passée, ce sont les 8 nouveaux sélectionnés du printemps qui se retrouvent sur le devant de la scène jusqu’au 22 mai. Tour d’horizon des ouvrages en compétition. Dans la catégorie polar français : Les Morsures de l’ombre de Karine Giebel aux éditions Fleuve Noir. Depuis quelle peut et sait écrire, Karine Giebel n’a cessé de le faire. Explorant divers horizons, elle poursuit aujourd’hui une brillante carrière d’auteur avec un troisième roman. Cette nouvelle livraison de la part de cette native du Var plonge le lecteur dans un huis clos tendu et palpitant… Benoît, lieutenant de police est tombé entre les mains d’une jeune femme séduisante qui le retient prisonnier dans une cave. Je vais tuer mon papa de Jean-Paul Nozière aux éditions Rivages/Noir. Auteur prolifique pour enfants et pour adultes, Jean-Paul Nozière est de retour avec un ouvrage au titre évocateur Je vais tuer mon papa. Celui-ci a pour cadre la petite agglomération de Sponge, une ville non loin de Dijon où vivent Chad, un saxophoniste et Pénélope, une prof de lettre. Un jour, le musicien reçoit une lettre de « celle dont on ne doit pas prononcer le nom »...Celle-ci annonce qu’elle va tuer son père. Pénélope et Chad se lancent alors dans l’enquête. Les Fleurs du bal de Noël Balen aux éditions Fayard Noir. Quand une chanteuse de bal est retrouvée morte dans le bus de son orchestre, l’effervescence est palpable du côté de Toulouse. Et quand Saturnin Loze se voit confier l’enquête, les rumeurs vont bon train en cet été caniculaire. Noël Balan compte une histoire originale dans une atmosphère du Sud Ouest parfaitement reconstituée. Une gageure pour cet écrivain musicologue, spécialiste des musiques noires américaines. Soleil noir de Patrick Pécherot dans la Série Noire de Gallimard. Une ville à l’abandon. Quatre loosers. Un fourgon blindé. La recette semble simple mais ne l’est pas tant que ça puisque aux détours des 295 pages de son roman, Patrick Pécherot tisse une histoire dans la pure lignée du noir contemporain. A travers les yeux de Félix qui vient de perdre son oncle, il nous emmène dans une aventure qui verra nos quatre loustics retaper la maison du tonton afin de se fondre dans le décor avant le jour J de l’attaque du convoi. En attendant, ils doivent faire face à une grève de convoyeurs… Dans la catégorie polar européen : Témoin involontaire de Gianrico Carofiglio aux éditons Rivages/Noir. La vie de quelqu’un peut basculer en quelques instants. Et Guido Guerreri ne le sait pas encore. Quand cet avocat, dont la vie semble s’étioler à mesure que les jours passent, voit entrer dans son cabinet une jeune femme noire dont le compagnon, Abdou Thiam, a été arrêté pour le meurtre d’un petit garçon, il accepte de le défendre, bien que tout semble incriminer ce vendeur ambulant… Magistrat, Gianrico Carofiglio a déjà été traduit dans 13 langues. A la petite semaine de Gene Kerrigan aux éditions du Masque. Dublinois d’origine, Gene Kerrigan est un des auteurs irlandais les plus en vogue du moment. A la petite semaine est son premier roman. Il y dépeint une Irlande nouvelle, très actuelle, loin des images passéistes qui lui collent parfois à la peau. Sur fond de rapt, il suit les péripéties de Frankie Crowe, une petite frappe qui veut sa part du gâteau. Journaliste de formation, Kerrigan a l’art d’emmener ses lecteurs là où il le veut. Efficace. Faites vos jeux de Christopher Brookmyre à l’aube noire. Maniant l’humour et l’intrigue avec un talent jamais démenti, Christopher Brookmyre est de ces auteurs anglo-saxons qui creusent chaque jour un peu plus le sillon du néo-polar contemporain. Tandis que son fils, employé dans une société d’armement dans le sud de la France disparaît, Jane Fleming va faire tout ce qu’elle peut pour protéger sa famille, plongeant notamment dans le milieu des casinos de la Côte d’Azur. L’otage d’Olav Hergel chez Gaïa polar. Envoyée spéciale en Irak, Rikke Lyngal, une journaliste danoise, voit sa vie basculer lorsqu’elle se fait enlever par un groupe de terroristes. Ces derniers réclament le retrait des troupes de son pays. Mais quand la reporter rentre chez elle après une évasion, son histoire ne semble pas si nette que cela. Des zones d’ombres persistent. Olav Hergel trousse dans ce roman un portrait cinglant des milieux politico-médiatiques de sa société avec un brio véritable. |
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Ce jeudi soir, la Commission du Prix SNCF du polar s'est réunie au c½ur du service du livre et des bibliothèques du Comité Central d'Entreprise de la ...
Ce jeudi soir, la Commission du Prix SNCF du polar s’est réunie au c½ur du service du livre et des bibliothèques du Comité Central d'Entreprise de la SNCF afin de sélectionner les 8 prochains ouvrages en compétition pour la sélection printanière. Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’une nouvelle fois, il a été difficile de départager de nombreux romans à la qualité véritable. C’est un travail de l’ombre mais nécessaire. Avant de soumettre à tous les aficionados des comités de lecture de France, quatre polars français et quatre polars européens, il faut effectuer des présélections. Et ce jeudi, autour de la table siégeaient les membres de la Commission du Prix SNCF du polar afin d’effectuer de cruels choix. Autour de la journaliste et présidente de la Commission Christine Ferniot, toujours aussi à l’aise en maîtresse de cérémonie, les différents membres ont ainsi exposé leurs préférences et souhaits pour ce nouveau départ. De Marie-Françoise Hollinger, la détective privée au bibliothécaire de la Bilipo Alain Régnault en passant par chacun des membres de cette assemblée, les argumentations furent d’autant plus brillantes que de nombreux ouvrages semblaient ravir les faveurs de différents membres du jury. Il fallut plusieurs tours de table, revirements de situation pour enfin obtenir la liste des quatre ouvrages français et des quatre ouvrages européens choisis chacun parmi huit candidats. Pour le juge Jean-Claude Kross : « la sélection semble bien équilibrée et ce sera encore une fois difficile pour les lecteurs de choisir parmi ces nombreux talents ». Même écho du côté de Pierrette Bras, responsable du service du livre et des bibliothèques du Comité Central d'Entreprise de la SNCF, qui a défendu bec et ongles ses favoris : « Il y a beaucoup de qualité et des romans très proches, notamment chez les étrangers venant de tous les pays d’Europe et qui sont déjà les meilleurs ». Et comme chaque année, une nouveauté a ajouté un plus à la soirée de jeudi : Stéphane Bourgoin, spécialiste français de renom des tueurs en série, est venu rejoindre le comité de sélection du Prix SNCF du polar. Un véritable honneur pour lui : «Je suis vraiment content de faire désormais partie de cette commission. C’est comme un prolongement pour moi car je suis, malgré mes multiples activités, tout de même toujours libraire (rires) et lecteur assidu. Cela va être une belle aventure ! » Celle des futurs lauréats du Prix SNCF du polar débutera en début de semaine prochaine avec l’annonce de la sélection printanière sur notre site… |
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Riche en émotions, la soirée de remise des Prix de la 8e édition du Prix SNCF du polar a récompensé Gilda Piersanti et Catherine Fradier pour leurs ou...
Riche en émotions, la soirée de remise des Prix de la 8e édition du Prix SNCF du polar a récompensé Gilda Piersanti et Catherine Fradier pour leurs ouvrages Bleu Catacombes et Camino 999. Les deux auteurs ont reçu leurs prix des mains de la présidente de la SNCF, Anne-Marie Idrac. Réactions des intéressées. Anne-Marie Idrac (présidente de la SNCF) : Cette soirée est une réussite. L’interactivité, le côté très visuel de la mise en scène et l’humour ont fait de cette remise des Prix SNCF du polar un moment unique. La lecture est indissociable de la SNCF. Lorsque l’on prend le train, se plonger dans un livre est un des actes les plus courants et nous voulons encourager cela. Je suis une grande lectrice et les résultats de ce soir me font dire qu’il y a deux nouveaux polars incontournables. Que tout le monde devra lire ! Gilda Piersanti (lauréate du Prix SNCF du polar européen avec Bleu Catacombes) : Je suis vraiment contente. C’est une surprise énorme pour moi. Le suspens a été présent tout au long de la soirée. Le jeu des avocats, la mise en scène, c’était vraiment une très belle idée. Et mon défenseur a fait un super travail. C’était drôle. Je me suis beaucoup amusée mais de là à recevoir le Prix, je ne l’aurais pas imaginé. C’est une vraie reconnaissance de mon travail. Et je tiens à remercier les lecteurs et les organisateurs du Prix SNCF du polar car c’est une belle initiative qui fait du bien au polar en général. Catherine Fradier (lauréate du Prix SNCF du polar français avec Camino 999) : Je n’y crois toujours pas. Cette soirée a été émotionnellement très très forte et ça n’est pas très bon pour mon c½ur. D’habitude, quand on reçoit un prix, on vous appelle au téléphone, on vous le dit et vous vous asseyez sur votre canapé pour réaliser, seul. Et c’est tout. Tandis que là, ce soir, la mise en scène, le public et tout le reste ont vraiment fait monter la pression. Je suis véritablement très heureuse car obtenir ce Prix SNCF du polar, pour un auteur, fait partie des challenges que l’on a envie de relever. Et c’est une belle revanche par rapport aux ennuis judiciaires qui entourent la sortie du livre. De plus, gagner face à Patrick Bauwen et Pierre Bordage, je n’y pensais même pas. C’est très fort. Merci au public et à toute l’équipe du Prix SNCF du polar ! |
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Lors de la soirée de remise du Prix, les comités de lecture régionaux seront à l'honneur. Et pour cause, 12 d'entre eux endosseront le rôle de jurés, ...
Lors de la soirée de remise du Prix, les
comités de lecture régionaux seront à l’honneur. Et pour cause, 12 d’entre eux
endosseront le rôle de jurés, et devront faire face aux plaidoiries persuasives
des avocats qui défendront bec et ongle leurs livres-clients. Présentation des
détenteurs de la clé du Prix. En effet, chaque juré se présentera à la Maison des Métallos, au c½ur du 11e arrondissement de Paris, avec une enveloppe scellée, anodine en apparence, mais dont la valeur est inestimable. A l’intérieur, le résultat des votes. Alors, pour tenter de faire changer d’avis le jury, les avocats devront employer les grands moyens, et surtout user d’habileté. « Je pense que tout le monde est curieux de voir comment chaque avocat défendra son livre-client, s’impatiente Danielle Monge, responsable de la communication externe SNCF à Tours. Ce sera intéressant et riche en enseignements ». Un avis également partagé par Jacques Thomé, l’instigateur de la rencontre entre Franck Thilliez et les lecteurs savoyards en novembre dernier. «J’ai hâte d’entendre les avocats se prononcer, car ils sont capables de surprendre le jury. Je pense même qu’ils ont le pouvoir de me convaincre et de me faire changer d’avis (rires). Quoi qu’il en soit, cette soirée de remise du Prix sera une grande surprise pour moi ». |
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Nommée experte et appelée à témoigner à l'occasion de la cérémonie de remise des Prix de la 8e édition du Prix SNCF du polar qui se tiendra le 5 févri...
Nommée experte et appelée à témoigner à l’occasion de la cérémonie de remise des Prix de la 8e édition du Prix SNCF du polar qui se tiendra le 5 février, Marie-Françoise Hollinger est détective privé. Une profession peu commune pour un personnage à part. Se mettre à table devant un privé, ça peut parfois tourner au cliché. Pas avec Marie-Françoise Hollinger. Car quand elle parle de son quotidien, on a tout de suite compris que du côté de Mont-de-Marsan, là où elle officie, les Dick Tracy à l’imper toujours impecc’ ne sont pas légion. La réalité du métier est tout autre que le fantasme des fameux comics et des caricatures cinématographiques ou télévisuelles. Elle s’en explique : « être détective privé, c’est d’abord respecter les lois. Car nous n’avons pas le droit d’aller à l’encontre de celles-ci pour satisfaire les demandes de nos clients. Les courses poursuites quand papy cale au feu vert juste devant et qu’une personne filée se fait la malle, c’est fortement déconseillé. Et au quotidien, il faut savoir mettre les mains dans le cambouis. » Ainsi va la vie… De planques en filatures, la présidente du Conseil National Supérieur Professionnel des Agents de Recherches Privées tente de bien faire son métier et que celui-ci soit reconnu comme il se doit. Entre deux enquêtes, cette mère de famille qui se sert parfois de sa fille comme indic’ « car elle travaille en boîte de nuit » prend le temps de s’investir dans le Prix SNCF du polar : « participer au Prix SNCF du polar était avant tout une envie personnelle car je suis une vraie fan de roman noir. Au départ, je pensais juste participer en tant que lectrice et puis je me suis prise au jeu. Maintenant je fais partie de la commission et je vais même jouer la comédie avec Karl Zéro. C’est un grand plaisir personnel, et puis ça permet de faire parler de la profession. » Mardi 5 février, Marie-Françoise Hollinger sera ainsi appelée à la barre pour témoigner à propos de son métier lorsqu’il s’agira de défendre le livre de Patrick Bauwen, l’Oeil de Caine. « Même si le roman est situé aux Etats-Unis, je pense pouvoir intervenir de manière efficace car je connais bien le système judiciaire de là-bas. » On n’en doute pas. Et quand on sait que de nombreux autres experts (spécialistes de la cybercriminalité, des seriels killers, etc…) seront présents pour aider le jury à se faire son avis, il y a fort à parier que la soirée diffusée en direct sur notre site sera un événement incontournable et à ne pas rater ! |
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Son nom vous est peut être étranger, mais son visage vous est sûrement familier. Et pour cause, Laurent Delvolvé fut l'un des avocats de l'émission té...
Son nom vous est peut être étranger, mais son
visage vous est sûrement familier. Et pour cause, Laurent Delvolvé fut l’un des
avocats de l’émission télé « L’Arène
de France ». Vous allez bientôt le revoir en action sous l’½il des
caméras puisqu’il sera le défenseur du polar « Bleu catacombes » lors de la soirée tant attendue de remise du
Prix, retransmise en directe sur notre site Internet le 5 février.
Cinq minutes, ce sera court pour défendre
votre client, d’autant que la concurrence est rude lors de cette 8e édition
du Prix. Avez-vous déjà réfléchi à la stratégie de votre plaidoirie ? Ce sera une stratégie en 12 points : - solennité et particularité de la scène de crime ; - mystère de la situation ; - frisson de l’horreur ; - passion rigoureuse de l’enquête policière ; - interrogation ; - thèse ; - anti-thèse ; - comparaison avec les autres romans pour les réfuter ; - démonstration de la supériorité du mien ; - conclusion irréfutable ; - applaudissement ; - salut. Que pensez-vous de vos
contradicteurs ? Font-ils le poids par rapport à vous qui avez déjà une certaine
expérience de la télé ? |
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Karl Zéro est un incontournable du PAF français. Consacré maître de cérémonie de la soirée de remise des titres de la 8e édition du Prix SNCF du polar...
Karl Zéro est un incontournable du PAF français. Consacré maître de cérémonie de la soirée de remise des titres de la 8e édition du Prix SNCF du polar, il jouera un rôle primordial au cours de notre procès inédit qui se tiendra le 5 février à Paris, au c½ur de de la Maison des Métallos, et en direct sur notre site. Pour une fois, il n’est pas l’intervieweur et se sort plutôt bien de notre questionnaire décalé. Réservation ou départ immédiat ? J'achète bien souvent le ticket une fois... dans le train! Avec 10% de pénalité, ok. Mais c'est ça ou je le rate! En avance ou toujours en retard pour prendre vos trains ? Très en retard. C'est intrinsèque à ma façon de vivre, il faut croire. Plutôt train de 8h04 ou celui de 19h35 ? 8h04, à mon avis, je le rate.Va pour 9h02 ! Voyage d’affaires ou départ en vacances ? Reportage ! 13ème Rue oblige... Le fait divers est un genre majeur, il nécessite d'aller voir les gens, en vrai. Valise ou sac à dos ? Cartable : Mac, dossiers et cigarettes... Parfois je fume aux WC. Je sais, c'est nul, mais on est des victimes aujourd'hui. L'histoire nous rendra hommage ! Compartiment ou en duo ? Ce qu'il reste ! Je ne vais pas faire le difficile en plus. Fenêtre ou couloir ? Fenêtre s'il y a encore. C'est joli quand ça défile... C'est l'enfance, le rêve, l'évasion... En prison, c'est un truc auquel ils rêvent. Sens de la marche ou à l’envers ? La marche si possible. Curieux pour un mec qu'on dit à contre-courant d'ailleurs. |
